La plupart des musulmans en Occident n’ont autre choix que d’ouvrir des comptes dans les banques usuraires. Ces comptes génèrent des intérêts qui sont crédités sur ces mêmes comptes. Les musulmans se trouvent alors devant deux situations : soit ils laissent ces intérêts aux banques, et cela fait perdre de l’argent aux musulmans, soit ils les dépensent dans les œuvres de bienfaisance publiques.

Puisque la prescription n’est pas liée au bien en soi mais à son acquisition ou à sa dépense, l’interdiction est limitée à celui qui l’a acquis d’une manière illicite. Ce qui est interdit concernant le bien usuraire, c’est que la personne l’utilise pour elle-même. Par contre, le dépenser pour les pauvres et les associations de bienfaisance n’est pas illicite.

Par conséquent, le Conseil ne voit pas de mal à ce que les organisations de bienfaisance sollicitent les détenteurs de ces comptes pour leur donner ces intérêts, peu importe la provenance de ces biens, qu’ils proviennent d’institutions, de banques ou autres.

L’association (bénéficiaire de ces intérêts) doit éviter de mentionner le nom de la banque donatrice à titre de publicité car l’activité de base de celle-ci est illégale.

Par ailleurs, rien n’empêche d’ouvrir un compte spécial pour y déposer cet argent.

(Septième session)

Extrait du livre Fatwas contemporaines, compilées et traduites par Moncef Zenati, éditions Havre De Savoir

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