« La Foi réelle est composée de paroles et d’actes. Or la parole se répartie en deux endroits ; la parole du cœur qui consiste en la conviction ; et la parole de la langue qui consiste à prononcer le témoignage de l’Islam. Et de même les actes se répartissent en deux endroits : l’acte du cœur qui est l’intention et la consécration ; et l’acte du corps.

Lorsque ces 4 éléments disparaissent ; la Foi disparaît totalement. Et lorsque la croyance du cœur disparaît alors les autres éléments ne servent absolument à rien car c’est sur cette croyance que repose la conviction en le reste des composants de la Foi ainsi que leur utilité. Et lorsque l’acte du cœur disparaît sans que ne disparaissent la conviction et la croyance : ceci est ce qui marqua la dispute entre les [hérétiques] Mourji’ah et les adeptes de la Sounna.

En effet ; les adeptes de la Sounna sont tous d’accord pour dire que [la disparition de l’acte du cœur] fait cesser totalement la Foi et que le fait de croire en la vérité ne sert à rien lorsque l’acte du cœur, qui est l’amour et la soumission, disparaît, tout comme [la croyance] ne servit en rien à Iblîs ; ni à Pharaon et son peuple, ni aux juifs ni aux idolâtres qui croyaient que le messager –sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam– avait raison ils l’admettaient d’ailleurs que ce soit en secret ou publiquement ; et ils disaient « Il n’est pas un menteur mais nous ne le suivons pas et nous n’avons pas foi en lui. »

Et donc, si la Foi cesse lorsque cesse l’acte du cœur ; il n’est alors pas étonnant que la Foi cesse lorsque cessent les plus grands actes du corps, en particulier lorsque ces actes entraînent forcément l’absence d’amour et de soumission du cœur ; dont l’absence est causée par l’absence de conviction ferme comme nous l’avions déjà énoncé.

En effet ; la non-obéissance du cœur entraîne inévitablement la non-obéissance du corps, car si le cœur obéit et se soumet ; le corps obéit et se soumet alors aussi. Et la non-obéissance [du cœur] et son insoumission entraînent inévitablement l’incertitude dans la croyance ; car [la croyance ferme] entraîne inévitablement l’obéissance or ceci est la Foi réelle.

La Foi n’est pas le simple fait de croire ; comme nous venons de le démontrer; mais [la Foi] c’est la croyance qui entraîne inévitablement l’obéissance et la docilité. »

Source : Ibn Al-Qayyîm –As-Salât wa Ahkâm Târikiha

 

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