Le vrai Musulman est sincère envers Allah عزوجل , Son livre, Son Prophète  (صلى الله عليه وسلم) et envers les guides et les masses des Musulman, comme l’indique le hadith dans lequel le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit: «La Religion, c’est le conseil – Pour qui?»  Il  (صلى الله عليه وسلم) répondit: «Pour Allah, Son Livre, Son Envoyé et pour les guides des Musulmans et leurs masses. (Muslim)

Ce n’est pas surprenant que le Musulman doit être sincère envers ses frères, de ne pas les tromper ou de les prendre pour des dupes. La sincérité, dans ce sens, est l’un des principes les plus en vue de l’Islam que les premiers croyants s’étaient engagés à honorer lorsqu’il ont prêté serment d’allégeance au Prophète (صلى الله عليه وسلم), comme l’a  confirmé la version de Jarîr ibn ‘Abd Allah رضي الله عنه : J’ai prêté le serment d’allégeance au Prophète (صلى الله عليه وسلم) et je m’étais engagé à accomplir les prières obligatoires, à m’acquitter de la Zakât – aumône obligatoire – et d’être sincère envers tout Musulman». (Bukhâri et Muslim)

 Dans le hadith évoqué ci-dessus, Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a résumé l’Islam dans un seul mot: conseil –  nassîha, montrant ainsi que conseiller est la fondation centrale de la Foi. Car sans cela, la Foi d’un homme est invalide et son est Islam est sans valeur. C’est ce qui ressort des propos du Prophète (صلى الله عليه وسلم): «Aucun d’entre vous ne sera véritablement  croyant jusqu’à ce il aime pour son frère ce aime pour lui-même». (Bukhari et Muslim)

Aimer pour son frère ce qu’on aime pour soi-même est une chose difficile à moins que l’on aime son frère en toute sincérité. Personne ne doute que ce niveau d’amour est difficile à atteindre, mais il n’est pas impossible tant que l’on est toujours conscient qu’aimer pour son frère ce que l’on aime pour soi-même est l’une des conditions de la Foi et que la Religion est conseil. En effet, c’est une attitude naturelle du Musulman sincère qui comprend vraiment l’Islam. Notre Histoire regorge de plusieurs exemples, anciens et contemporains, montrant comment les vrais Musulmans aimaient pour leurs frères ce qu’ils aimaient pour eux-mêmes. Cela me rappelle les histoires que j’ai entendues de nos aînés sur les commerçants dans les marchés de Syrie…

Dans les vieux marchés couverts, les commerçants qui vendaient le même produit se regroupaient. Alors, il y avait un marché pour les vendeurs de parfums, un autre pour les teinturiers, un troisième pour les tailleurs et ainsi de suite. Lorsqu’un acheteur se présentait à l’un de ces commerçants pour acquérir quelque chose et qu’un deuxième acheteur se présentait encore devant le même commerçant qui sait que son voisin n’a encore rien vendu, ce revendeur disait gentiment  au second client: «Va acheter chez mon voisin, parce que j’ai déjà vendu quelque chose, mais lui, il n’a encore rien vendu!»

Ô Seigneur! Que la vie serait heureuse et joyeuse avec une telle fraternité et une telle affection mutuelle! Que la vie serait heureuse elle était animée de l’esprit de l’Islam et si les valeurs islamiques avaient imprégné toutes ses interactions. Nous vivrions, alors, à un niveau sublime que nul ne peut atteindre à moins d’être un croyant appartenant à cette Religion qui enseigne que «la  religion, c’est le conseil» et que l’homme ne sera vraiment croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère qu’il aime pour lui-même. Sur la base de ces principes élevés d’amour et de sincérité, l’éminent Compagnon Abû Hurayra رضي الله عنه avait l’habitude de dire: «Le croyant est le miroir de son frère. S’il lui trouve n’importe quelle erreur, il le corrige».(Bukhâri)

Abû Hurayra رضي الله عنه, par ces mots, se faisait l’écho du hadith du Prophète: «Le croyant est le miroir de son frère. Le croyant est le frère du croyant. Il le protège contre sa ruine et il protège son dos». (Bukhari)

Il est normal que le vrai Musulman ait cette attitude noble envers son frère. Il ne pourrait pas agir autrement, même s’il le voulait, car une personne qui vivrait dans un tel niveau d’exaltation ne pourrait chuter au niveau de l’individualisme et l’égoïsme. Un navire suinte, peu importe ce qu’il contient. Une fleur ne peut que sentir bon, et une bonne terre ne peut que produire une bonne récolte. Le poète antéislamique Zuhayr avait tellement raison de   dire :

[La plante yéménite] al-khatti peut-elle pousser que
de sa propre filiation
Et est-ce que les palmiers sont plantés ailleurs que là ou il faut?

 

Extrait de «La personnalité du musulman» de Al-Hâchimî
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