La naissance de notre existence et sa pérennité dépendent d’un ensemble de lois dont la raison humaine juge impossible qu’elles soient le fait du hasard.

Par exemple, le fait que la terre soit en face du soleil. Si la terre se rapprochait de celui-ci en sorte que la distance qui les sépare soit moins grande, les différents êtres vivants, animaux et plantes qui s’y trouvent, se consumeraient. Au contraire, si la terre s’en éloignait, la glace s’étendrait à l’ensemble de sa surface et les êtres vivants disparaîtraient de la même façon. Par conséquent, est-il pensable que notre globe se trouve à cette distance du soleil et que celui-ci lui donne chaleur et lumière dans ces proportions supportables, par le fait du hasard ?

De même, que dire de l’action de la lune sur les marées ? N’était- il pas possible que celle-ci fût plus proche de la terre et que des raz-de-marée, après avoir pénétré profondément dans les terres et avoir couvert entièrement la surface du globe, se fussent retirés finalement et eussent laissé la terre sans vie ?

Qui a placé la lune à cette distance précise de la terre pour qu’elle soit source de lumière et non cause de destruction ?

De même, sur la terre nous respirons de l’oxygène qui est indispensable à notre existence et nous expirons du gaz carbonique résultant de la combustion des aliments dans notre corps. Or, il convenait que les êtres vivants, ô combien nombreux, épuisent l’oxygène contenu dans l’air et étouffent par manque de cet élément indispensable.

Mais ce qui arrive, c’est que les plantes vertes fixent le gaz carbonique et produisent en retour de l’oxygène. Grâce à cette conversion incroyable l’équilibre de l’atmosphère demeure entier, atmosphère où vivent à la fois les animaux et les plantes. Est il imaginable que cette harmonie soit le fruit du hasard ?

Parfois mon regard se porte sur une fleur revêtue d’une dizaine de couleurs différentes et je la cueille distraitement parmi des centaines d’autres qui poussent dans le parc. Puis je me demande quel est le pinceau qui a appliqué ces couleurs ; pas seulement les couleurs spectrales, mais ce mélange subtil et ensorcelant de couleurs qui apparaissent tantôt claires tantôt sombres, tantôt marquant des lignes et tantôt marquant des points.

Ensuite je regarde la terre grisâtre d’où sont sorties ces couleurs et je me persuade qu’elle ne peut être celle qui les a peintes ni celle qui leur a donné leur teinte.

Faut-il voir là un hasard ? Quel hasard ? Il faudrait être stupide pour s’imaginer une telle chose.

Or, les couleurs de ces fleurs constituent une observation formelle insignifiante par rapport à l’observation de la vie, même sous sa forme la plus simple.

La formation de la vie, fût-ce dans la plus petite cellule, requiert nécessairement une organisation parfaitement structurée.

Il est absurde de s’imaginer que les jeux du hasard puissent être la cause de la création d’une seule molécule dans le corps d’un simple ver, et, à plus forte raison, de la création de son appareil digestif ou de son système nerveux. Que dire alors de la création de l’homme, lequel est doué d’une parole si expressive et d’une nature si exceptionnelle ! Mieux, que dire de la création de ce monde ?

Peut-on s’imaginer, en voyant un vêtement cousu main, qu’un fil est passé de lui-même dans le chas d’une aiguille, puis que l’aiguille a exécuté d’elle-même une suite de points dans ledit vêtement pour en assembler les différents morceaux ?

Abandonner [l’organisation du monde] aux jeux du hasard est une forme d’aberration scientifique que tout être sain d’esprit rejette naturellement.

Supposons que l’on trouve une machine à écrire dans un bureau et qu’à côté de cette machine il y ait une feuille sur laquelle est écrit un nom en trois lettres. Qu’en conclut-on?

De deux choses l’une, ou bien un employé de bureau a tapé ces lettres sur la feuille en question, et c’est là la possibilité qui se présente le plus naturellement à l’esprit ou bien ces lettres se sont assemblées par elles-mêmes et se sont mise dans cet ordre par pur hasard.

Or, sur le plan logique, cette dernière possibilité implique que la première lettre de ce nom ait une chance sur 26 de se trouver sur cette feuille, puisque l’alphabet français comprend 26 lettres. De même, les deux premières lettres de ce mot ont une chance sur 26 fois 26 de se trouver sur cette feuille. De même, les trois lettres de ce nom ont une chance sur 26 fois 26 fois 26, ou encore, ont une chance sur 21 952 de se trouver sur cette feuille.

Y a-t-il plus grand imbécile que celui qui rejette la seule possibilité logique qui s’impose à lui, et en préfère une autre qui n’a qu’une chance sur vingt et un mille neuf cent cinquante-deux d’arriver !

Extrait du livre « La Foi du Musulman » de Muhammad Al-Ghazâli. Vous pouvez vous procurer cet ouvrage auprès de notre librairie en ligne (Livraison rapide en Collisimo) : http://havredesavoir-shop.fr/foi-musulmane/136-la-foi-du-musulman-muhammad-al-ghazali.html

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