Le Parlement canadien a adopté une motion historique anti-islamophobie et anti-discrimination religieuse qui appelle les politiciens à condamner les comportements anti-islam.

La motion demande au gouvernement de « remédier au climat croissant de haine et de peur »

Le vote fait suite à des mois de féroce débat au Canada, ainsi qu’à des protestations des partisans de la motion comme des détracteurs.

L’opposition a soutenu la motion des députés, qui appelle le gouvernement à «condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme systémique et de discrimination religieuse», à limiter la liberté d’expression dans le pays et préserverait l’Islam de traitements particuliers

Elle déclare également qu’il faut mettre en œuvre une «approche pangouvernementale pour réduire ou éliminer le racisme systémique et la discrimination religieuse».

Cette Motion obligerait le gouvernement à recueillir des données sur les crimes haineux, à procéder à des évaluations officielles des communautés touchées et à présenter les résultats au Parlement dans les huit mois.

La motion, connue sous le nom de M-103, a été adoptée par 201 voix contre 91.

La députée libérale Irqa Khalid, qui a déposé la motion, a été vivement applaudie par son parti à l’issue du vote.

La majorité des députés conservateurs du Canada ont cependant voté contre la motion.

Après le vote, Mme Khalid a déclaré aux journalistes: « Je suis vraiment heureuse que le vote d’aujourd’hui ait montré un appui positif à cette motion et je suis vraiment impatiente que le comité entreprenne cette étude ».

Le député conservateur David Anderson a proposé un amendement à la motion visant à modifier le libellé en y ajoutant d’autres religions. Il a soutenu que la motion se doit de «condamner toutes les formes de racisme systémique, l’intolérance religieuse et la discrimination des musulmans, des juifs, des chrétiens, des sikhs, des hindous et d’autres communautés religieuses».

Mais l’amendement a été rejeté par les libéraux. Mme Khalid a dit: « En vérité, changer le libellé aurait atténué son impact et je pense que le comité peut ainsi vraiment étudier cette question et vérifier si ce problème existe. »

La motion a causé une certaine confusion au Canada, et beaucoup pensent qu’il s’agit d’une loi ou d’un «projet de loi».

À ce sujet, le guide du Parlement canadien sur les motions des députés mentionne: «La première différence à garder à l’esprit est leur effet. Puisque, en acceptant une motion exprimant une résolution, la Chambre ne fait que formuler une opinion, le gouvernement ne sera pas tenu d’adopter une politique ou une ligne de conduite précises. »

Assiba D.

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