Parmi les actes d’adoration en islam, certains sont externes, d’autres sont internes. Certains sont relatifs aux actions des sens, d’autres relèvent des actions du cœur. Malheureusement, la plupart des gens ne se préoccupent que des actes d’adoration externes. Dans la plupart des cas, ils négligent les actes d’adoration internes qui sont, en réalité, l’essence même de la religion et la quintessence de l’islam.

Les gens se préoccupent uniquement de la Prière, du jeûne et des actes d’adoration externes, alors que tous ces actes ne sauraient être acceptés par Dieu que s’ils sont accompagnés d’un acte d’adoration interne qui est la sincérité : « Et ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Dieu, en toute sincérité, en Lui vouant un culte exclusif » (Sourate 98, Verset 5), « Les actes ne valent que selon les intentions qui les animent » (rapporté par al-Boukhari et Mouslim).

Nous avons précédemment parlé de l’un des actes d’adoration interne, à savoir, le scrupule (al-wara’). Aujourd’hui, nous abordons un autre acte d’adoration interne qui est le renoncement (az-zouhd).

Le scrupule c’est éviter les interdits et les choses douteuses. Quant au renoncement, en général, c’est éviter  l’excédent des choses licites.

Le renoncement du cœur

Le renoncement le plus important est celui du cœur. En effet, l’être peut être privé des richesses de ce monde et de ses passions ; privé de ce dont jouit beaucoup de gens ; privé d’argent, d’enfants, de prestige, de pouvoir, mais en dépit de cette privation, il n’est pas du nombre des ascètes, car il vit avec ce bas-monde et ses désirs ; souhaite posséder les richesses de ce bas-monde pour jouir comme jouissent les esclaves de la vie éphémère. Beaucoup de gens sont du nombre de ceux qui appartiennent à ce bas-monde même s’ils n’en possèdent rien. Le Prophète (saws) dit : « Les biens de ce monde appartiennent à l’un de ces quatre individus :

  • Quelqu’un à qui Dieu a octroyé une fortune et une science. Il craint ainsi Dieu dans la façon de la dépenser. Il en donne à ses proches et il sait que Dieu a une part dans cette fortune. Cet homme occupe la position la plus enviable.
  • Quelqu’un à qui Dieu a octroyé une science sans lui donner de fortune. Or, son intention est sincère quand il dit : « Si j’avais de l’argent, je le dépenserais à la manière d’untel (celui dont on vient de parler) ». Il est alors jugé selon son intention, lui et le précédent sont égaux dans le salaire.
  • Quelqu’un à qui Dieu a octroyé une fortune sans lui donner de science. Le voilà dépensant son argent à tort et à travers, sans craindre son Seigneur dans ses dépenses et sans rien donner à ses parents. Il ne reconnaît non plus à Dieu aucun droit dans sa fortune (c’est-à-dire pour les pauvres). Celui-là occupe la position la plus mauvaise.
  • Quelqu’un à qui Dieu n’a donné ni fortune ni science. Il ne fait que dire : « Si j’avais la richesse d’untel (le précédent), je la dépenserais à sa manière ». Il est alors jugé sur son intention et sa rétribution est la même que celui du précédent » (rapporté par at-Tirmidhi).

Ainsi, le véritable renoncement (zoud) est celui du cœur.

Exemples de prophètes ascètes
  • David et Salomon, que la Paix de Dieu soit sur eux

Dieu a donné la royauté à David. Il a octroyé à son fils Salomon un royaume que nul n’a et ne pourrait jamais posséder. Il lui assujetti « le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait. De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. » (Sourate 38, Versets 36 – 37). Malgré cela, Salomon était ascète car ce bas-monde ne l’a pas détourné de l’au-delà. La royauté ne l’a pas détourné de Dieu. Il côtoyait les pauvres et les indigents et disait : « un pauvre qui côtoie un pauvre ».

Un jour, lorsque son armée composée d’hommes, de djinns et d’oiseaux défila, un paysan dit : « Que le royaume que l’on-t-a donné est immense, ô fils de David ! Dieu t’a octroyé un immense royaume ». Lorsque cette parole parvint à Salomon, il dit : « Par Dieu, une glorification inscrite dans le registre des actions du croyant est meilleure que ce qu’a reçu le fils de David ! La glorification dans le registre du croyant est éternelle, et ce qu’a reçu le fils de David est éphémère ».

Ainsi, la royauté n’a pas empêché Salomon d’être ascète. Il disait dans ses invocations : « Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m’as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux » (Sourate 27, Versets 19).

David et Salomon étaient des rois. Pourtant, étant prophètes, ils étaient des ascètes.

  • Joseph, que la Paix de Dieu soit sur lui

Dieu a donné à Joseph le pouvoir et la richesse. Joseph devint le ministre d’Egypte qui contrôlait les finances et l’agriculture du pays. Malgré cela, il était ascète. On rapporte que lorsqu’il mangeait, il ne mangeait pas jusqu’à satiété ! Lorsqu’on lui posa la question : « Pourquoi ne manges-tu pas jusqu’à satiété alors que tu contrôles les richesses de la terre ? » Il dit : « Je crains qu’en étant rassasié, je puisse oublier la faim des pauvres ! »

Exemples de compagnons ascètes
  • Abou Bakr, ‘Othman ibn ‘Affan, ‘Abd ar-Rahman ibn ‘Awaf, az-Zoubeïr ibn al-‘Awwam et autres

Il y avait parmi les compagnons des hommes très riches tels qu’Abou Bakr, ‘Othman ibn ‘Affan, ‘Abd ar-Rahman ibn ‘Waf, az-Zoubeïr ibn al-‘Awwam et d’autres, que Dieu les agrées tous. Pourtant, ils faisaient partie des plus ascètes, car ils ont acquis ces biens d’une voie licite et les ont dépensés dans le sentier de Dieu. ‘Othman ibn ‘Affan ainsi que ‘Abd ar-rahman ibn ‘Awf ont équipé l’armée pour la bataille de Tabouk. ‘Omar a fait don de la moitié de ce qu’il possédait. Abou Bakr vint avec la totalité de ses biens. Le Prophète (saws) lui dit : « Qu’as-tu laissé à ta famille, ô Abou Bakr ? » Il dit : « Je leur ai laissé Dieu et Son Messager ! »

Le véritable ascétisme (zouhd)

Le véritable ascétisme (zouhd), c’est de posséder ce bas-monde et ne pas se laisser posséder par ce bas-monde ; de contrôler le bas-monde et ne pas se laisser contrôler par le bas-monde ; de faire en sorte que le bas-monde soit entre tes mains et n’habite pas ton cœur.

L’islam n’a pas établi le monachisme. L’homme pur ou idéal en islam n’est pas celui qui se coupe de ce monde dans les monastères, se privant des bonnes choses, s’interdisant le mariage, la bonne nourriture et les beaux vêtements.

En islam, jouir des bonnes choses de la vie ne contredit pas la vie d’ascète. Au contraire, l’islam a permis d’exploiter ce bas-monde et de jouir de ses bienfaits : « Dis : « Qui a interdit la parure de Dieu qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » » (Sourate 7, Verset 32), « Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de salat portez vos habits. Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès » (Sourate 7, Verset 31)

Mais en permettant les belles choses de ce bas-monde, l’islam n’accepte pas d’en faire une fin. L’islam n’accepte pas que ce bas-monde soit la raison de vivre, ou l’objectif pour lequel les êtres humains ont été créés. L’islam n’accepte pas que ce monde éphémère soit la préoccupation principale des gens. L’islam veut que leur préoccupation principale soit l’au-delà. L’au-delà doit être le but pour lequel ils œuvrent ; la destination finale pour laquelle ils vivent. Ils doivent faire de ce bas-monde un champ de culture pour l’au-delà. Ils sèment ici, pour récolter là-bas. Le bas-monde est une demeure d’action tandis que l’au-delà est une demeure de rétribution. Aujourd’hui, c’est l’action sans jugement. Demain, sera le jugement sans action.

L’essentiel est donc la volonté : où est orientée ta volonté ?

En fonction de cette volonté, le Coran a divisé les gens en deux catégories : une catégorie qui veut ce bas-monde ; qui veut la vie présente, et une catégorie qui veut l’au-delà.

  • Premièrement : ceux qui veulent le bas-monde

Dieu dit : « Quiconque désire la vie immédiate, Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons » (Sourate 17, Verset18). Celui qui veut la vie immédiate, c’est-à-dire, ce bas-monde ; celui qui la préfère à l’au-delà et en fait sa plus grande préoccupation et son but suprême, il n’en prendra pas ce qu’il veut, mais « Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons, à qui Nous voulons ». Voilà ce que l’homme aura : ce que Dieu veut à qui Il veut. « Puis, Nous lui assignons l’Enfer où il brûlera méprisé et repoussé » (Sourate 17, Verset 18). Dieu dit dans une autre sourate : « Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là qui n’ont rien dans l’au-delà que le Feu. Ce qu’ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu’ils auront œuvré » (Sourate 11, Verset 15 – 16). Ceux-là sont les gens qui appartiennent à ce bas-monde, qui ne pensent pas à l’au-delà et ne croient pas en l’au-delà : « Ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre, qui sont satisfaits de la vie présente et s’y sentent en sécurité, et ceux qui sont inattentifs à Nos signes, leur refuge sera le Feu, pour ce qu’ils acquéraient » (Sourate 10, Versets 7 – 8).

D’autres ont foi en l’au-delà, mais cette foi est faible ; une foi qui se meurt. Ils n’ont pas atteint le degré de certitude vis-à-vis de l’au-delà comme dans le cas de ceux que Dieu a décrit : « qui croient fermement à la vie future » (Sourate 2, Versets 4) ; une certitude constamment présente. Ils vivent dans le souvenir permanent de l’au-delà. Ceux-là appartiennent véritablement à l’au-delà.

Quant aux autres, ils ont foi en l’au-delà, mais vivent dans cette vie comme s’ils étaient éternels ; dans l’oubli de la mort ; dans l’oubli de la tombe ; dans l’oubli de ce qu’il y a après la mort ; dans l’oubli de la résurrection, du jugement, de la balance, du pont, du Paradis et de l’Enfer.

  • Deuxièmement : Ceux qui croient fermement et avec certitude en l’au-delà

Cette foi en l’en-delà a un impact sur le comportement de l’individu. C’est la foi de celui qui vit dans  le souvenir permanent de l’au-delà, dans tout ce qu’il dit, ouvertement ou secrètement ; dans chaque pas qu’il fait ; dans toute action qu’il accomplie, seul ou accompagné, chez lui, dans la rue, à l’école, à l’université ou dans son lieu de travail.

De quelle catégorie es-tu ? De ceux qui veulent la vie présente ou de ceux qui veulent l’au-delà ? Dieu dit : « Ecarte-toi donc de celui qui détourne le dos à Notre rappel et qui ne désire que la vie présente. Voici toute la portée de leur savoir » (Sourate 53, Versets 29 – 30)

Le véritable ascétisme consiste donc à préférer l’au-delà à la vie présente. C’est ce que déclare clairement le Coran : « Quant à celui qui aura dépassé les limites et aura préféré la vie présente, alors, l’Enfer sera son refuge. Et pour celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge » (Sourate 79, Versets 37 – 41), « Et ceux qui recherchent l’au-delà et fournissent les efforts qui y mènent, tout en étant croyant … alors l’effort de ceux-là sera reconnu » (Sourate 17, Verset 19).

Le problème de la civilisation moderne

Le problème du monde actuel ; le problème de la civilisation moderne, c’est qu’elle ne connaît que ce bas-monde ; elle ne connait que cette demeure. C’est pour ce bas-monde que les gens se querellent et s’entretuent. C’est pour cette vie éphémère que le sang coule ; c’est pour cette vie qu’on porte atteinte aux biens, aux vies et à tout interdit. C’est pour cette vie que le frère trahit son propre frère, que le fils manque de respect à son père, que les proches se déchirent.

Le problème de la civilisation d’aujourd’hui est son matérialisme ; une civilisation matérialiste dans laquelle il n’y a aucune place pour l’au-delà.

Il est malheureux de voir les musulmans touchés par ce matérialisme. Désormais, leur seule préoccupation est la vie présente et les richesses qu’ils peuvent y amasser. Ils se sont lancés dans une compétition acharnée dépassant toutes les limites établies par Dieu, sans se préoccuper du licite ou de l’illicite.

Ces gens oublient que cette vie, comme la décrit le Prophète (saws) : « Ne vaut pas auprès de Dieu l’aile d’un moustique » (rapporté par at-Tirmidhi). Toute la terre avec ses richesses, son argent, son or, son pétrole, tout l’univers ne vaut pas auprès de Dieu une aile d’un moustique. Quelle que soit ta richesse, quelle part de cette aile auras-tu ?

On demanda à ‘Ali ibn Abi Talib (rad) de décrire ce bas-monde, il dit : « Quelle demeure vais-je te décrire : son début est des pleurs, son milieu est souffrance et son terme est finitude. Ses choses licites sont soumises au jugement, les choses illicites au châtiment et les choses douteuses au blâme ».

  • Son début est des pleurs : le nouveau-né accueille cette vie par des pleurs, ce qui présage qu’il s’agit d’une vie pleine de difficulté et de peine « Nous avons, certes, créé l’homme pour une vie de lutte» (Sourate 90, Verset 4). Un sage a dit : « A ta naissance, tu pleurais alors que les gens riaient autour de toi (de joie). Œuvre donc dans ta vie, pour qu’à ta mort, les gens pleurent autour de toi, alors que toi,  tu ries de joie ».
  • Son milieu est souffrance : La vie dans ce bas-monde n’est que souffrance. On demanda à un vertueux : « qu’est-ce qui t’a fait renoncer à ce bas-monde ? » Il dit : « le manque de loyauté de sa part, l’abondance de sa cruauté et la bassesse de ses associés ». Ceux qui convoitent ce bas-monde sont tes associés, ils peuvent te piétiner sans remords pour leur intérêt.
  • Son terme est finitude : « Vis le temps que tu veux, tu finiras par mourir, et aime ce que tu veux, tu finiras par le quitter » (rapporté par al-Hakim), construis ce que tu veux, il est voué à devenir des ruines … Les gens donnent à cette vie plus d’importance qu’elle en a en réalité. Ce n’est qu’un ensemble de jours bien déterminés, un nombre de soupirs fixés, puis tu la quittes sans retour. Ce bas-monde n’est pas ton véritable chez toi. Tu n’es ici qu’un invité et l’invité finit par partir quelle que soit la durée de son séjour ; il finira par rentrer chez lui. Notre réelle demeure est dans l’au-delà.
  • Ses choses licites sont soumises au jugement, les choses illicites au châtiment et les choses douteuses au blâme : Mêmes les choses licites dans ce bas-monde t’exposent au jugement et à rendre des comptes : la manière dont tu les as acquises et dans quoi tu les as dépensées. Le jugement de celui qui ne possède que peu de chose sera court. Celui dont les richesses sont abondantes verra son jugement prolongé. Chacun sera jugé en fonction de ce que Dieu lui octroyé.

Ainsi, le musulman doit vivre dans ce-bas monde. S’il jouit des biens de ce bas-monde, c’est avec un cœur attaché à l’au-delà comme fut le cas des compagnons, ils vivaient dans ce bas-monde avec le cœur des gens appartenant à l’au-delà. Ils marchaient sur terre, mais leurs yeux fixaient le ciel, côtoyaient les créatures avec une âme fortement liée au Créateur.

Les degrés du renoncement (zouhd)

L’imam Ahmed considère que le renoncement a trois niveaux :

  • Le renoncement (zouhd) à l’illicite ; qui est le renoncement du commun des musulmans.
  • Le renoncement au surplus du licite ; qui est le renoncement de l’élite.
  • Le renoncement à tout ce qui détourne de Dieu ; qui est le renoncement des ascètes connaisseurs de Dieu.

Ce qui est attendu de la masse des musulmans, c’est tout d’abord le premier niveau : le renoncement à l’illicite. Puis, selon le cheminement spirituel de chacun, il s’élèvera dans les niveaux du renoncement jusqu’à atteindre le niveau des ascètes connaisseurs de Dieu.

Les conséquences de l’amour de ce bas-monde

Aimer ce bas-monde et le préférer à l’au-delà a poussé les gens à transgresser tous les interdits et à piétiner tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin. La notion de « valeur » n’a plus de sens ; le licite et l’illicite ne sont plus. Lorsque les gens se mettent à préférer la vie présente et à s’attacher à ses jouissances, ils seront dominés par leurs bas instincts. Le fort méprisera le plus faible ; le riche dominera le pauvre ; l’injustice se répandra. L’injustice et la tyrannie ne gêneront plus car les intérêts priment sur les principes moraux. Les pieux-prédécesseurs disaient : « l’amour du bas-monde est la tête de tout mal, et l’amour de l’au-delà est la tête de toute vertu ».

Les conséquences de l’amour de l’au-delà

Lorsque les cœurs sont habités par l’amour de l’au-delà et par le fait de préférer l’au-delà à la vie présente, les gens relativisent toute chose. L’amour de l’au-delà engendre l’amour du prochain, la générosité, l’altruisme et la justice.

Le problème de beaucoup de gens aujourd’hui est qu’ils sont dominés par ce bas-monde. D’ailleurs, le Prophète (saws) nous a indiqué que la pire des choses qui pouvait toucher la communauté musulmane, qui affaiblira sa volonté et sa force, et l’affaiblira face aux autres nations, est l’amour de ce bas-monde et la répréhension de la mort. Il dit : « Dieu enlèvera du cœur de votre ennemi la peur de vous, et projettera dans vos cœurs l’atonie (wahan) » Ils dirent : « Et qu’est-ce l’atonie, ô Messager de Dieu ? » Il dit : « L’amour de ce bas-monde et la répréhension de la mort » (rapporta par Ibn ‘Asakir).

Les musulmans doivent renoncer, par leur cœur, à ce bas-monde, tel un divorce sans révocation. ‘Ali ibn Abi Talib (rad) dit : « Ô bas monde ! Je prononce à ton encontre un triple divorce sans révocation : Ta durée de vie est courte ; ta vie est méprisable ; tes provisions sont peu. Ah que les provisions sont peu ; que le voyage est long ; et que le chemin est angoissant ! »

Moncef Zenati

2 Commentaires

  1. ca fait plaisir et un bien fou des rappels de ce genre il est vrai que nous sommes entrainer par les tempetes de l existence comme un bateau tantot a droite tantot a gauche mais nous gardons notre objectif inchallah avec l aide de Dieu on deviendra de veritable etre humains en prenant conscience de ce monde ephemere et illusoire
    vive l humanite

  2. Salam,

    Le Prophète , Paix et Bénédictions de Dieu sur lui, a dit :  » Seigneur Dieu ! Il n’y a de vie que celle de l’autre monde  »

    (Le jardin des vertueux, Chapitre 55 : Le renoncement aux biens de ce monde, page 136)

    Lourd de sens.

    Merci pour cet article.

    Qu’Allah vous donne une fin heureuse.

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