Foetus

Les savants estiment que la vie de l’embryon est juridiquement considérée et donc inviolable à partir de la nidation, c’est-à-dire, à partir de la fixation de l’embryon sur la paroi utérine « Il a créé l’homme d’une adhérence « ‘alaqa » » (l’adhérence : 2). Ceci se produit environ six jours après la fécondation[1]. Avant cet instant, la vie de l’embryon n’a aucune considération.

Avant l’insufflation de l’âme (c’est-à-dire avant les 120 jours pour la majorité) :

Pour la majorité des savants, l’avortement est interdit avant l’insufflation de l’âme. Ceci est l’avis des hanbalites et l’avis prédominant au sein des malikites et shafi’ites. Quant aux hanafites, ils le permettent pour une raison valable[2].

Ainsi l’avortement est interdit pendant les 40 premiers jours. L’interdiction devient plus forte lors de la deuxième période de 40 jours et s’accentue après le 120ème jour, c’est-à-dire après l’insufflation de l’âme[3].

Après l’insufflation de l’âme : L’avortement est strictement interdit à l’unanimité des savants. Il n’y a aucune divergence à ce sujet. Pendant cette période, l’avortement n’est permis que s’il y a un réel danger pour la vie de la mère.

La fatwa n° 140 éditée le 20/6/1407H édictée par le comité des grands savants en Arabie Saoudite confirme le respect de la vie de l’embryon dans ses différentes phases. Par conséquent, il n’est pas permis d’avoir recours à l’avortement au cours des différentes étapes de la grossesse saut pour un motif juridique et dans des limites extrêmement restreintes :

1- Pendant la première période de grossesse, c’est-à-dire les 40 premiers jours, si l’avortement présente un intérêt juridiquement reconnu ou permet de repousser un éventuel préjudice, il est alors permis.

Par contre, si l’avortement au cours de cette période est motivé par la crainte de rencontrer des difficultés dans l’éducation des enfants, par la peur de ne pas être capable de supporter le coût de leurs vivres et de leur apprentissage, pour leur avenir, ou pour se contenter des enfants que les deux époux ont déjà, il est alors interdit.

2- L’avortement n’est pas permis au cours des  phases d’adhérence  « ‘alaqa » et de « modgha » sauf si une commission médicale fiable stipule que la continuité de la grossesse présente un danger pour la santé de la mère, par exemple, si l’on craint pour sa vie. Dans ce cas, et après avoir épuisé tous les moyens pour éviter ces dangers., l’interruption de la grossesse est permise.

3- Après la troisième période, au terme de quatre mois de grossesse, l’avortement n’est pas permis jusqu’à ce qu’un groupe de spécialistes fiables jugent que la présence du fœtus dans le ventre de sa mère causera la mort de celle-ci et ce, après épuisement de tous les moyens nécessaires pour le sauver.

La sanction due à l’avortement illicite[4] :

1- Tous les jurisconsultes « fouqaha » s’accordent à dire que la violation de la vie de l’embryon exige une compensation financière « ghourra ».

2-  Le montant de cette compensation financière « ghourra » est fixé, selon l’avis de tous les fouqaha de toutes les écoles, à la moitié du 10ème de la « diya » (prix du sang) [5]. Les savants s’accordent également sur le fait que le mobile impliquant cette compensation financière « ghourra » est toute action qui cause la séparation du fœtus de sa mère en étant mort, même si l’auteur de cet acte est la mère ou son époux, qu’il s’agisse d’un acte volontaire on non.

3- Selon les malikites, l’acte expiatoire « al-kaffara » (jeûner deux mois consécutifs) est recommandé en plus de la compensation financière « ghourra » car le Prophète (saws) n’a imposé que la « ghourra ». « al-kaffara » est obligatoire pour les hanbalites et les shafi’ites.

Moncef Zenati


[1] – « fiqh at-tabib » p260 et 274

[2] – « al-mawsou’a al-fiqhiyya » 2/57

[3] « ihya ‘ouloum ad-dine » d’Abou Hamid al-Ghazali 2/51

[4] – « al-mawsou’a al-fiqhiyya »

[5] – « diya » (prix du sang) est fixée à 1000 dinars. Un dinar est équivalent à 4,25g d’or

11 Commentaires

  1. Salem aleykoum

    Je suis dans le même cas que vous. 3 enfants et je viens d’apprendre que je suis enceinte. Cette grossesse va mettre mon couple et mon mental en péril. Je suis déprimée et ne sais pas quoi faire. J’ai lu que selon l’école hanafite cela est permis avant les 40 jours pour les couples mariés. Les époux doivent être tous les 2 en accord pour cela.

    Qu’avez vous fais les soeurs?

  2. slm

    ma femme enceint au troisiem mois age de 36 ans apres teste prenatest il c’est avere le syndrome down 1/55 qui veux l avortement je veux savoir qui dit la fatwa en urgance svp

    moi je veux ce bebe meme je l’ai fais choisire entre de garder le bebe ou le devorce

  3. Salam aeykum moi j’ai entendu elle ne peux pas avorté c’est haram sauf dans les cas extrem viol… mais si c’est elle qu’elle a voulu elle doit assumer et se repentir auprès d’Allah car si elle avorte elle aura commis un pechés encore plus grave que la fornication donc vaut mieux pour elle elle le garde et elle se repenti après d’autre savant suppose que avorté est hallal et qu il faut une durée qui ne depasse pas 3 mois environ ils suppose que l’âme n’a pas integrer le corps pendant cette periode.

  4. Salam Alaykoum cher frère en islam. Voilà ma copine et moi (n’étant pas encore marié bien sûre mais fiancée ) venons de découvrir qu’elle était enceinte.
    Le problème qu’on a sont nos parents. Aucun d’eux (que ce soit ses parents ou les miens) n’accepteraient ce bébé vu que nous sommes encore étudiants et non mariés. Alors on aurait besoin de vos conseils et avis sachant très bien que la grossesse dure d’environ 1 semaine.
    Merci.

  5. Bonjour j’aimerai savoir si je suis obligés de garder ou faire partir ma grossesse bon j’ai 32ans et 4enfants don 3 enfants qui se suivent 2012 2014 2015 et je viens de découvrir que je suis encore enceintes je sais plus quoi faire mon mari et musulmans pratiquants ma dit de faire partir ma grossesse si quelqu’un pourrait m’aider svp merci

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