L’Islam repose, tout naturellement, sur la croyance en l’existence de Dieu. Cette foi constitue l’axe de ses lois.

Dans le Noble Coran, des dizaines de preuves enracinent cette vérité dans l’esprit et la conscience du Musulman d’une part et, d’autre part, conduisent celui-ci à vivre dans un cadre où il en est pleinement conscient.

    Un savant a énuméré dans un langage subtil les hypothèses propres à ce sujet, hypothèses que nous résumerons dans ce qui suit. Il affirme qu’une seule des quatre possibilités suivantes est recevable.

   La première: c’est que toute cette existence n’est qu’illusion, qu’il s’agisse de notre monde sensible ou du monde de l’invisible qui se situe au-delà. Autrement dit, la terre que nous foulons, les trains que nous empruntons entre autres exemples, ne sont que pures chimères. Cette hypothèse a été émise par des philosophes anciens et modernes. C’est une aberration qui ne mérite aucune considération.

   La deuxième: ce monde a existé par lui-même à partir du néant. Il a vu le jour, à partir de rien, sans aucune influence extérieure. Cette hypothèse n’est pas moins absurde que la précédente. Professer une telle opinion se résume à infirmer la loi des causes et des effets, et à détruire tous les principes sur lesquels repose la science et qui permettent à la vie de se dérouler normalement.

   La troisième: le monde est fait d’une matière qui n’a jamais cessé d’être (l’antériorité de l’univers est une opinion qui n’a pas fourni ses preuves. Il est établi, en revanche, que la matière se volatilise et se transforme en énergie). Son existence n’a ni commencement ni fin. Il donne naissance à divers types de créatures selon des procédés se déroulant par des étapes longues et difficiles à  expliquer. Selon cette probabilité, le monde est dans un même temps agent et sujet.

Ou bien, toujours selon cette probabilité, il faut, par exemple, considérer le palais qu’on a édifié en conférant à ses murs les caractéristiques de génie, de précision et d’habileté qui doivent être attribuées à celui qui en est l’architecte, et non au sable, à l’argile, aux plafonds ou aux fenêtres.

Cette théorie prend en considération la beauté infinie [de la création], celle qui implique la pré-éternité dans le passé, la perpétuité dans l’avenir, la sagesse supérieure et la science universelle, pour ensuite attribuer toutes ces caractéristiques, par exemple, la poussière que nous foulons ou l’air que nous respirons, dans la mesure où ce sont eux qui créent et anéantissent!

Si l’esprit humain est convaincu que la production de la végétation, telle que nous la voyons, nécessite la présence de qualités particulière, celles-ci émanent d’une puissance et d’une volonté qui ne sauraient être attribuées à l’argile et à l’eau. Au contraire, la première intuition implique qu’on les attribue à une autre entité…

Par conséquent, il ne subsiste plus que la quatrième hypothèse en présence, à savoir l’existence de Dieu le Majestueux.

Cette probabilité rationnelle est la seule explication plausible de l’histoire de l’humanité. Ou, selon les mots de certains, parmi ces hypothèses, c’est la seule qui mérite d’être acceptée et retenue.

   Et il serait totalement stupide d’essayer de nous convaincre que le fœtus dans le ventre de sa mère se forme sous la supervision de celle-ci, ou à l’aide du père ou grâce à l’action volontaire de systèmes cachés entre le ventre et l’estomac, dont certains élaborent les yeux, d’autres les oreilles, etc. Non!

« Dis: « C’est Dieu ». Et laisse-les s’amuser dans leur égarement« .
(Les Bestiaux 91).

« C’est Lui le Connaisseur [des mondes] visibles et invisibles, le Puissant, le Miséricordieux, qui a bien fait tout ce qu’Il a crée. Et Il a commencé la création de l’homme à partir de l’argile, puis ll tira sa descendance à partir  d’une goutte d’eau vile [le sperme]; puis ll lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et ll vous a donné l’ouïe, les yeux et le cœur. Que vous êtes peu reconnaissants. »
(La Prosternation 6-9).

Le Noble Coran foisonne de preuves qui guident les gens vers Dieu et leur enseignent comment Le connaître. Ce sont des preuves fines et subtiles qui participent à l’éveil de l’esprit humain afin qu’il observe ce qu’il y a autour de lui et qu’il réfléchisse sur les signes du Seigneur. A travers cette observation et cette méditation, il connaîtra inévitablement Dieu.

«Il y a sur terre des signes pour ceux qui croient avec certitude; ainsi qu’en vous mêmes. N’observez-vous donc pas?»
(Celles qui éparpillent: 20-21).

On raconte qu’un soir, le Roi de Perse, Chosroès Anû Shirwân, s’allongea et promena son regard sur l’horizon. Il fit d’emblée cette vibrante déclaration: «Ô Ciel! Certes, cette construction dont tu es le plafond est sublime! Cette maison dont tu es le toit est certainement immense! Cette chose que tu recouvres est sans aucun doute imposante. Il y a, en toi, une source d’émerveillement pour les hommes. Plût à Dieu que je sache comment tu t’agrippes à  des piliers qui sont sous toi et des crochets qui sont au-dessus de toi! Par ma vie! Un roi dont la force te retient est certes un monarque  d’une sublime puissance. On voit, à travers la rotondité qu’Il t’a octroyé par Son décret, qu’Il est Sage et Grand Connaisseur. Certes, celui qui néglige de méditer cette grandeur est naïf et petit. Si seulement je savais, ô astre, avec  quoi vous vous levez, avec quelle force vous effectuez votre trajet quand vous parcourez le ciel, avec quoi vous vous couchez quand vous disparaissez, où est-ce que vous tombez quand vous vous évanouissez! Si seulement je savais si vous êtes immobiles ou en mouvement et quelle est votre véritable caractéristique; qu’elle est votre réelle couleur; qui vous a donné les  noms par lesquels on vous connaît! Pureté donc à Celui dont vous suivez les ordres, par la volonté duquel vous courez, Celui dont l’art assure votre  rectitude lorsque vous êtes en ligne droite ainsi que votre retour lorsque  vous vous retournez!»

Extrait de «Ceci est notre religion» de Muhammad al-Ghazali
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