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Alors que la présence des musulmans dans l’hexagone prend, irrémédiablement, la voie de la normalisation, les pratiques religieuses musulmanes les plus visibles, font l’objet de discussions, d’inquiétudes, et de crispations non moins visibles.

Les musulmans de France sont des citoyens à part entière. Ils ne constituent plus cette minorité d’immigrés, pour la plupart, poussées par le désir de mieux gagner leur vie. Une situation où les intérêts se rejoignaient : la reconstruction de la France de l’après-guerre et la recherche par ces immigrés d’une vie meilleure.

Les pratiques religieuses musulmanes interpellent bon nombre d’acteurs. Pour certains, il s’agit d’apporter des réponses intelligentes et bienveillantes aux difficultés que rencontrent les musulmans dans leurs pratiques, avec les adaptations qu’impose le contexte sécularisé.

Pour d’autres, confrontés aux attentes légitimes de citoyens attachés à leur liberté d’exercer leur culte, le choix de la crispation a pris le dessus. Crispation qu’illustrent les revendications multiples liées au besoin de reconnaissance de la deuxième religion de France, et les nombreux traitements médiatico-politiques alarmistes autour de l’Islam. Selon ces derniers, la visibilité de pratiques religieuses altérerait l’identité nationale, porterait atteinte à ses valeurs, et devrait donc être limitée, par l’action politique et l’arsenal juridique ! L’écran grossissant et souvent déformant des médias, tout comme le jeu des manipulations politiciennes attisent les crispations, le débat autour de la visibilité de ces pratiques et leur droit de cité est souvent confisqué, voire inexistant.

Les défis en sont énormes. Les musulmans ont certes à fournir un travail sur la lecture de leurs références et leurs pratiques religieuses. Mais il devient impérieusement nécessaire que la société française s’accommode de cette visibilité.

Comment donc appréhender ce travail ? En n’adoptant que la voie des droits et des réclamations incessantes de lois et de jugements ? En expurgeant la pratique de l’Islam de tout ce qui en est visible pour éviter les réactions épidermiques ? Ou alors en travaillant sur les deux approches d’une manière intelligente ? Comment traiter un sujet complexe qui charrie tant de symboles et de questions ?

A travers ce colloque, le comité 15 mars et libertés propose une approche multiple, et des débats ouverts au public avec plusieurs acteurs, pour contribuer à une réflexion sereine, et promouvoir des efforts qui ne cèdent ni à la radicalité des positionnements, ni à l’essentialisme.

Débattre autour de ce sujet est plus que jamais opportun. Il en va de la cohésion sociale et de la construction de l’avenir que nous devons aux générations futures….

Date : samedi 16 Mars – Fiap Jean Monnet, 30 Rue Cabanis  75014 Paris. Entrée libre de 10h30 à 19h00

Intervenants : Fatiha Ajbli, Abdelhakim Chergui, Samy Debah, Stéphane Lathion, Raphaël Liogier, Nasser Suleiman-Gabryel, Anne-Sophie Lamine, Tareq Oubrou, Hassan Safoui

Coordonnées :

Le site du Comité : http://www.15mars-libertes.com

Facebook : http://www.facebook.com/pages/Comité-15-Mars-Libertés/

Programme du colloque du 16 mars

10h30 : Accueil

 

11h00-12h45 : 1ère table ronde
‘’La visibilité des pratiques religieuses musulmanes : quels enjeux ?

Hakim CHERGUI juriste – comité 15 Mars et Libertés
Nasser GABRYEL chercheur en sociologie politique
Stéphane LATHION historien, enseignant à l’université de Fribourg

 

14h15-16h00 :  2ème table ronde
’Islam : quelles pratiques ? Quelle visibilité ? Quels accommodements ?

Anne-sophie LAMINE professeure de sociologie
à l’université de Strasbourg
Tareq OUBROU Imam de la grande mosquée de Bordeaux
Hassan SAFOUI secrétaire général du Comité 15 mars et Libertés

 

16h30-18h15 : 3ème table ronde
« Les musulmans de France et les recompositions identitaires…’’ 

Fatiha AJBLI sociologue
Samy DEBAH président du CCIF
Raphaël LIOGIER politologue et sociologue
18h20-19h00 : Débat ouvert et Conclusion

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