Quand la Sharīʿah épouse la faiblesse de l’homme Une difficulté réelle Chaque été en France, les nuits deviennent si courtes qu’accomplir chaque prière en son temps se transforme en une véritable épreuve. Le phénomène s’aggrave à mesure que l’on monte vers le nord, et concerne la très grande majorité des musulmans de France. Le temps du ʿishāʾ débute à la disparition du crépuscule ; celui du fajr à l’apparition de l’aube véritable. Or, autour du solstice d’été (le 21 juin), le soleil décline très peu sous l’horizon, et les deux prières mentionnées se retrouvent donc très proches l’une de l’autre. Quelques repères concrets pour Paris suffisent à cerner le problème. Les calendriers de prière ne s’accordent pas tous sur l’heure exacte de l’aube et du crépuscule : selon la convention retenue, on compte dix-huit, quinze, ou douze degrés du soleil sous l’horizon. Prenons le cas le plus extrême de l’année, le solstice d’été,…
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