Comme nous l’a indiqué cheikh Farid Al-Ansari, trois certitudes habitent le cœur du croyant :

1) Il sait qu’il va mourir,
2) Il ne sait pas quand est-ce qu’il va mourir,
3) Il ne sait pas dans quel état il va mourir.

En effet, la mort est une certitude absolue, aucun n’être humain ne peut se prévaloir de l’immortalité. Seul Lui est éternel. IL n’a besoin de rien alors que toute la création a besoin de Lui.

Aucun d’entre nous ne peut déterminer où choisir le moment exact de sa mort. Les hôpitaux sont plein de personnes qui ont raté leurs tentatives de suicide. On ne peut donc ni avancer ni retarder notre rendez-vous avec l’ange de la mort.

Quant à la troisième certitude, Il y a en effet des personnes qui sont musulmanes aujourd’hui mais qui quitteront cette terre en étant non-musulmanes. Comme il y a des personnes qui aujourd’hui ne sont pas croyantes mais qui quitteront cette terre en étant croyantes.

Nous devons donc œuvrer toute notre vie, constamment, afin d’avoir le cœur le plus pur car nous ne savons pas quand est-ce que l’ange de la mort surgira.

Nous devons donc préparer ce moment, cette rencontre décisive pour notre vie dans l’autre monde. Le prophète (saws) nous a dit que celui qui quitte cette terre en prononçant la shahada au moment de l’agonie ira au paradis. Cela peut paraître simple au premier abord, mais il n’en est rien. Beaucoup de personnes qui ont frôlé la mort, ont raconté qu’à ce moment-là, ils ont pour certains revu « le film de leur vie », pensé à certaines personnes ou certains éléments précis de leur vie. Tout cela pour vous dire qu’au moment de l’agonie c’est le subconscient (la nature du cœur) qui prend le pas sur l’intellect. Sinon ce serait trop facile, on mènerait notre vie comme on le souhaite et à notre mort on réciterait la formule magique qui effacerait tout.

Eh bien non l’ordre de prononcer cette formule ne sera pas donné par notre cerveau mais par notre cœur.

Maintenant la question est : comment préparer notre cœur pour ce moment crucial ?

La bonne nouvelle c’est que notre cœur par nature est préparé à ce moment fatidique. La mauvaise nouvelle c’est que certaines de nos actions dérèglent la nature première du cœur.

Pour approfondir un peu, notre cœur est naturellement (fitra) un réceptacle de la lumière divine. Cependant, nos péchés assombrissent notre cœur, au fur et à mesure avec notamment des tâches noirs (comme nous l’indique le hadith), ce qui ne lui permet pas de recevoir et réfléchir cette lumière divine.

Il faut donc le purifier, le nettoyer afin que de nouveau il accueille et réfléchisse cette lumière.
La meilleure méthode pour cela est de lui prescrire une cure de prière en commun.

Quand on veut être sûr de trouver quelqu’un on se rend chez lui. De la manière il faut se rendre régulièrement dans les maisons d’Allah.

Toutes les personnes ayant voyagé pour aller en pèlerinage peuvent témoigner qu’elles reviennent plus proche de Dieu, rechargées spirituellement. Ce n’est pas le pèlerinage en tant que telle qui produit cet effet car sa durée est limitée (1h30 en moyenne). Ce qui produit réellement cet effet c’est que généralement effectuer pendant une dizaine de jours les 5 prières quotidiennes à la mosquée, soit une cinquantaine de prières d’affilié alors qu’il se peut qu’en France il n’effectue pas dans l’année 50 prières à la mosquée.

Non seulement il effectue et enchaîne 50 prières à la mosquée, mais en plus de cela il les effectue parfaitement. Il fait ses ablutions à l’hôtel et ensuite il se dirige à pied vers la mosquée, en s’élevant vers Dieu et effaçant des péchés à chaque pas. Il se dirige vers la mosquée du Prophète sws ou la mosquée sacrée uniquement pour plaire et adorer Dieu. Il n’y va pas pour une réunion ou pour voir quelqu’un ou pour être vu de quelqu’un. Comment pourrait-il tomber dans l’ostentation alors que dans sa prière la personne qui se trouve à sa droite ou à sa gauche provient d’un autre continent et il ne la reverra certainement jamais. Une fois la prière en commun effectué, le fidèle prend son temps pour faire des douas et effectuer des prières surérogatoires, notamment la priere funéraire.

Ce voyage en terre sainte est réellement spirituel et porte ses fruits non pas que pour la omra en soit par cette cure de prière en commun (et des actes qui lui sont liées). Ce qui fait que priere après prière, ablution après à ablution, doua après doua, pas après pas, demande de pardon après demande de pardon, nous nettoyons notre cœur de telle manière qu’il est de nouveau disposé à accueillir cette lumière de toute son intensité. Intensité qui rejaillit après sur le visage des pèlerins.

Essayons donc d’appliquer la même recette en France, dans nos villes, rendons-nous régulièrement à la mosquée. Au moins une fois par jour. Prenons notre temps après la prière pour invoquer Dieu. Essayons de parfaire nos actes d’adoration et inchaAllah avec Son aide les mêmes méthodes nous permettront de récolter les mêmes fruits qu’en Omra.

1 commentaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaire
Votre Nom