Quand on se moque de quelqu’un, c’est qu’on cherche à le couvrir de ridicule devant les gens ; qu’on sache alors que cela nous couvrira de honte devant Dieu سُبْحانَهُ وَتَعالَى, devant les Anges et les Prophètes – salutations sur eux et sur notre Prophète –.

Pense plutôt à tes regrets, à tes soupirs désespérés, à la honte et à ton humiliation le jour de la Résurrection, le jour où tu porteras les fardeaux (les mauvaises actions) de celui qui était sujet de tes moqueries ; tu seras conduit au feu.

Si tu penses à cela, tu seras saisi de stupeur et tu oublieras de chercher à humilier ton prochain ! Et si tu savais ce qui t’arrivera – si tu agis ainsi – tu préféreras rire de toi-même, car si tu t’es moqué de lui devant peu de monde, tu t’es exposé à ce que devant un grand rassemblement de gens le Jour du Jugement dernier il te prendra par la main et te conduira comme on conduit un âne.

Et chargé de ses mauvaises actions, tu seras ramené vers l’enfer. Quant à lui, il se moquera de toi et sera heureux que tu l’aies humilié, joyeux d’avoir bénéficié de la victoire que Dieu سُبْحانَهُ وَتَعالَى lui a octroyée sur toi, lui permettant ainsi de se venger de toi.

C’est faire acte de bonté que d’avoir pitié de quelqu’un pour ses péchés. Mais Satan est jaloux de toi et il t’a égaré, il t’a fait prononcer ce qui ferait transférer plus de bonnes actions vers cette personne que ce que te rapporte ta clémence – pitié – pour elle.

Ainsi, cela répare le péché de cette personne et elle n’est plus l’objet de compassion…, mais c’est toi, alors, qui auras besoin de clémence et de pitié car ton action est anéantie et tes bonnes actions sont diminuées.

C’est valable aussi pour la colère ; elle n’a pas besoin d’être suivie de médisance, mais Satan l’embellit pour toi pour anéantir le mérite de ta colère pour l’offense des lois de Dieu, et ainsi tu t’exposes à Sa colère !

Quand ton étonnement de l’action de quelqu’un te pousse à médire de lui, tu dois aussi t’étonner de toi-même. Comment as-tu fait périr ton âme et ta Foi pour l’action de quelqu’un dans sa Foi ou dans sa vie ? Alors que tu n’es même pas sûr d’échapper au châtiment dans la vie si Dieu déchire le voile qui couvre ton intimité comme tu as, délibérément, déchiré le voile de ton frère.

Les remèdes aux dangers de la médisance résident dans une bonne connaissance de ses effets néfastes et un accomplissement de ces choses qui relèvent des exigences de la Foi.

Ainsi, sans doute, une Foi solide amène la langue à se retenir de toute volonté de médire…

Extrait du livre « Les dégâts des mots »
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