L’islam a commandé la bienfaisance envers les parents même s’ils sont non-musulmans. Dieu dit : « Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui et marquez de la bonté envers les pères et mères » » (17 : 23), « reste avec eux ici-bas de façon convenable » (31 : 15). De même, l’islam a commandé l’entretien des liens de parenté et a incité à les entretenir.

Le devoir de  bienfaisance et d’entretien des liens de parenté se confirme d’autant plus dans les moments de joie et de bonheur, et dans les moments de tristesse et de malheur dont les plus douloureux sont les occasions de mort qui réunissent les proches à la perte de l’un d’eux. Par nature, l’homme ressent le besoin d’exprimer ses sentiments envers le défunt auquel il est lié par un lien de parenté. D’après Abou Hourayra, que Dieu l’agrée, le Prophète  (saws) visita la tombe de sa mère. Il pleura et fit pleurer ceux qui se trouvaient autour de lui. Il dit : « J’ai demandé la permission à mon Seigneur pour lui implorer le pardon, on ne me l’a pas accordé. Et j’ai demandé la permission de visiter sa tombe, on me l’a accordé. Aussi, visitez les tombes car ils font rappeler la mort » (rapporté par Mouslim, Ahmed, Abou Daoud, an-Nasa-y et Ibn Majah).

Par ailleurs, l’islam appelle au respect de l’être humain, qu’il soit croyant ou incroyant, de son vivant et après sa mort. Al-Boukhari et Mouslim rapportent que le Prophète (saws) se leva pour les funérailles d’un juif. Lorsqu’on l’informa qu’il s’agissait d’un juif, il répondit : « Ne s’agit-il pas d’une âme ?! » Que dire alors lorsqu’il s’agit de l’âme d’un parent ou d’un proche ?

Par conséquent, il est permis au musulman d’assister aux funérailles de ses parents ou de l’un de ses proches non-musulman. Il n’y a pas de mal à assister aux rites funéraires célébrés habituellement dans les églises et les synagogues, à condition de ne pas participer aux prières et aux rites religieux. Il lui est également permis d’assister à l’enterrement dans l’intention d’accomplir son devoir de bienfaisance et de lien de parenté, de s’associer à la famille dans son épreuve, de renforcer les liens de parenté avec ses proches et d’éviter tout ce qui pourrait provoquer une rupture dans le cas de son absence de ce genre d’occasion.

Le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche
Décision 4/6

5 Commentaires

  1. Je suis moi même dans cette situation, car je suis un Français reconverti à l’islam; et j’ai enterré mon père en début d’année. malheureusement lui était devenu athée,de plus il s’est fait incinéré.malgré tout je l’ai accompagné parce qu’il était mon père.Je sais aussi qu’un jour mes enfants,qui ne sont pas musulmans se marieront, aussi j’accompagnerai ma fille jusqu’à l’autel de l’église.si nous voulons donner une bonne image de notre religion,c’est à nous de donner l’exemple et d’être ouverts

  2. Barak Allahou fiq pour la diffusion de cet avis ! Vraiment, ce sujet revient très souvent de la part de nos frères et sœurs convertis… et nos réponses vont exactement dans le même sens. Nous ajoutons que c’est en plus une façon de montrer la tolérance de l’Islam pour ce qui concerne les différences…
    Lumière d’Islam en Occident diffuse un grand nombre de vos publications auprès de ses adhérents convertis… qui viennent en complément de ce que nous leur diffusons nous-même…
    Que Dieu vous accorde Ses meilleurs récompenses et vous comble de Ses bienfaits.

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