Que de grâces à notre portée, même si nous n’en sommes pas conscients ! Est-ce peu de pouvoir quitter sa demeure, bougeant librement les deux mains, foulant la terre des deux pieds, respirant à pleins poumons l’air revigorant, scrutant l’horizon à perte de vue, s’abreuvant sur les rayons reluisants qui s’infléchissent, captant tout ce dont grouille le monde, de vie débordante et de créatures ?

    Cette santé dont tu jouis en toute liberté, n’est point dédaignable ! Si tu n’as pas encore pris conscience de la santé dont tu as été comblé, de ta constitution saine et du bon fonctionnement de tes sens, il est grand temps que tu ouvres grands les yeux, pour déguster les délices de la vie qui t’es généreusement offerte et remercier Dieu – ton protecteur et Bienfaiteur – pour tous ces biens qu’Il t’a prodigués.

    Ne sais-tu donc pas que maintes personnes sont malheureusement dépourvues de ces grâces, et Dieu seul sait combien elles en pâtissent ?!

    Paralytiques, clouées sur place, incapable de se mouvoir ; poitrinaires, sollicitant en vain, une bouffée d’air pour insuffler la vie à leurs poumons tuberculeux, et n’exhalant qu’un crachement de sang ; désespérées, meurtries par quelques mal incurable, qu’elles portent gravés dans leur mémoire ; mutilées, traînant, prostrées, leur invalidité ; ulcéreuses, souffrant mille morts avec toute bouchée qui déchire leurs entrailles affectées… Et d’autres cas qu’on ne saurait dénombrer !

    Crois-tu que le destin, t’ayant épargné de tels maux, ne t’a pourvu, ce faisant, que d’un bien dérisoire, dont tu ne serais pas comptable devant Dieu ? Non, mille fois non ! Tant il est vrai qu’autant Dieu te gratifie de Ses biens, autant Il t’investit de responsabilités. Et c’est une Erreur que de croire que ta seule fortune se réduit aux biens matériels que tu as pu accumuler. Loin s’en faut ! Ton vrai capital ce sont les capacités dont le destin t’a nanti, en l’occurrence l’intelligence, la force et la liberté. Toutes ces grâces divines, et ces authentiques éléments qui font ta fortune, la santé éclatante dont tu jouis et qui transparaît à travers tout ton être, constituent le don le plus précieux.

    Il est fort étrange que la majorité des gens fassent fi de cette fortune, dont ils sont, pourtant, seuls à disposer, sans rival, ni concurrent ! Un tel dédain doit être dénoncé en tant que signe révélateur d’ingratitude. Dale Carnegie demande indigné : Serais-tu capable de vendre tes yeux au prix d’un million de dollars ? Et combien accepterais-tu contre tes pieds, tes organes de l’ouïe… contres tes enfants, ta famille ?

    Un simple compte te ferait ainsi apprécier ta fortune incommensurable, qui correspond à la somme de tes capacités, que tout l’or des Rockefeller et Ford ne sauraient compenser.

    Malheureusement, les gens sont loin d’apprécier à sa juste valeur cette fortune ! Schopenhauer n’a-t-il pas regretté que : « nous nous soucions moins de ce que nous avons, que de ce qui nous manque ? »

   « Un verre d’eau à la main, le calife abbasside, Hârûn Ar-Rachîd, raconte-t-on, demanda à ibn As-sammâk de le sermonner.

– Commandeur des croyants, s’exécuta-t-il, si je te privais de cette gorgée, serais-tu prêt à sacrifier ton règne pour la récupérer ?

– Oui, reconnut le calife.

– Et si je t’empêchais encore de t’en débarrasser par l’urine évacuée, serais-tu prêt à sacrifier ton règne pour te soulager ?

– Oui, convint le calife.

 Et As-sammâk de prononcer ce verdict péremptoire : « Que vaut donc un règne qu’on n’hésiterait pas à sacrifier contre une gorgée d’eau ou une sécrétion urinaire ? »

    Si ce prédicateur, exemples concrets à l’appui, voulait démontrer au calife que son règne, aussi grandiose fût-il, vaut moins qu’une grâce naturellement offerte à l’homme, toi et moi, nous tirons un autre enseignement de cette anecdote : Nous disposons, moi et toi, sans peine, tout naturellement, des grâces pour lesquelles les rois sont prêts à sacrifier leur règne !

    Reconnaissons-nous lesdites grâces, estimons-nous les à leur juste valeur, remercions-nous le Bienfaiteur ?

    Habitués qu’ils sont à cette santé enveloppante, la plupart des gens n’en saisissent la valeur et la grandeur, qu’une fois  atteints de quelque malaise ou maladie grave. En effet, l’habitude pourrait aboutir sur le dédain. Or, Dieu rétribue Ses serviteurs à l’aune de toutes les grâces dont Il les a comblé, qu’ils en fassent ou non fi. L’Envoyé de Dieu ( saws ) dit à ce propos : « Par Celui qui tient mon âme entre Ses Mains, chaque fois qu’un homme, ayant à son actif un acte vertueux, si grandiose, que même les monts ne sauraient en supporter le poids, se présente, le jour de la Résurrection, devant Dieu, une simple grâce divine risque aussitôt d’éclipser ladite bonne action, si ce n’est la clémence dont Dieu comble Ses serviteurs. »54

    Cela dit, les gens jouissant des bienfaits divins sont censés redoubler d’efforts et s’employer encore plus à rendre grâce à Dieu, en contrepartie de tous les biens qui leur ont été prodigués.

L’Islam considère la vie elle-même comme une grâce. Aussi nous demande-il de remercier Dieu pour l’âme et l’affect dont Il nous a pourvu ; pour le jour et la nuit qu’il a mis à notre disposition et pour les biens épars entre ciel et terre dont Il nous a rendu maîtres. Cette vie parfaitement idéale est un hommage qui nous est spécifiquement adressé. Il nous incombe donc de le célébrer comme il se doit, en nous montrant redevables envers Dieu qui a créé la vie : «  Comment pouvez-vous être ingrats envers Dieu, alors qu’il vous a donné la vie, à vous qui étiez morts ? Puis Il vous donne la mort ; puis Il vous donne la vie ; puis vous serez ramenés vers Lui.  » (II, 28).

    Dieu nous a également doté de nos cinq sens, afin que nous puissions nous accorder avec l’univers, aller à la recherche de ses richesses, et apprécier, de par nos capacités physiologiques et morales, la beauté et la force qui en émanent. Si bien que, submergés par tant de biens ambiants, tout notre corps frémit de reconnaissance envers notre Créateur et Bienfaiteur :  » Et Dieu vous a fait sortir des ventres de votre mère, sans que vous sachiez rien ; et vous a assigné ouïe, yeux et cœurs. Peut-être serez-vous reconnaissants ! «  (XVI, 78).

    Il se peut que l’homme ne soit pas conscient de toute l’étendue de ce vaste espace où il puise les biens dont il jouit, mais pour peu qu’il regarde tout près de lui, vers sa table à manger, il verra affluer, au fil des jours, des aliments des quatre coins  du monde : du blé venant de la Russie, de la viande importée d’Afrique, des fruits arrivés de l’Europe, un thé sentant l’Asie, et d’autres matières provenant de l’Amérique. Que l’homme daigne s’arrêter encore un peu, pour voir comment la terre et le ciel se sont accordés à le servir et lui faciliter la vie. Il saisira alors à fond ces versets coraniques :  » Gens ! Adorez votre seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés, peut-être serez-vous pieux ! Celui-là qui vous a fait la terre comme un lit et le ciel comme un toit ; et qui du ciel a fait descendre de l’eau ; puis par elle il a fait sortir des fruits, votre portion. Ne donnez donc pas de rivaux à Dieu, alors que vous savez «  (II, 21-22).

    Les tourments pesant sur notre vie tiennent, en fait, davantage de l’anarchie dans laquelle nous nous complaisons à vivre, et de nos caprices et comportements débridés, que de la vie elle-même. Imaginons, pour s’en convaincre, trois frères qui, quoique ayant hérité d’une vaste maison susceptible d’abriter pas moins de trois cents personnes, s’en disputent cependant la propriété exclusive. Chacun d’eux se montrant prêt, pour arriver à ses fins, à chasser les deux autres, et même à leur coller une quelconque accusation les menant droit derrière les barreaux. Comment expliquer un tel affrontement fratricide ? Oserait-on prétendre que la maison n’est pas assez grande pour les accueillir tous les trois ? Ou peut-être est-ce le père qui aurait, d’une façon ou d’une autre, manqué à son devoir vis-à-vis de ses trois enfants ? La faute n’est-elle pas, plutôt, celle de ces frères associés, à ces partenaires aux prises les uns avec les autres ?

    Il en est de même quant à la vie ici-bas. Notre condition ne s’est dégradée et entachée de laideur, que parce que nous nous y laissons entraîner au gré de nos folies, foulant aux pieds les lois et recommandations divines :

Par ta vie, aucun pays n’est inhospitalier envers ses propres habitants.

Ce sont les mœurs des hommes qui les poussent à rejeter leurs semblables.

     Il suffit, pour voir notre vie changer de fond en comble, de se guider selon les repères dont Dieu a jalonné notre existence pour nous éclairer, de prendre conscience des biens inappréciables dont Il nous a comblés. Cependant, faisant fi de la grâce de la vie et de la santé dont nous jouissons, nous sommes incapables d’en cueillir les fruits. A quoi bon regretter que les petits rêves qu’on a tant caressés, ne se soient point réalisés, alors que, même si nous les avions atteints, nous les aurions, comme il est de notre coutume, sous-estimés ?  Dale Carnegie présente à ce propos le cas d’un homme qui, en dépit de multiples déboires s’acharnant  contre lui, a su tirer de la vie un enseignement fort édifiant, de telle sorte que son histoire s’est achevée avec bonheur. Ecoutons  cette même personne raconter sa propre aventure :  » Deux ans avant le jour  « J », je tenais un magasin dans la ville de Webb.

    Mes affaires allaient de mal en pis, ce qui accéléra fatalement ma faillite. Criblé de dettes, je dus souffrir le martyr pour rembourser mes créanciers. J’avais, une semaine avant cette rencontre qui allait bouleverser ma vie, mis fin à mes activités d’épicier. Le jour « J », l’âme vide, en proie à un désespoir aveugle, je me dirigeais vers une banque pour solliciter un prêt susceptible de couvrir mes frais de voyage, quand je l’aperçus. Mutilé des deux jambes, il voulait traverser la route. Une planche munie de petites roues lui servait de chaise roulante. A chaque main, il tenait un petit morceau de bois sur lequel il s’appuyait pour faire avancer son petit carrosse. Il s’arrêta de l’autre  côté de la route tout près de moi, et s’efforça de se hisser par-dessus le trottoir. C’est alors que nos regards s’entrecroisèrent.

 – Bonjour, monsieur ! me dit-il avec un sourire gracieux. Belle journée n’est-ce pas ?

Je restais interdit à regarder cet homme. Que je suis fortuné ! Je dispose de mes deux jambes, et je peux marcher ! J’avais honte de m’être lamenté de la sorte sur ma propre condition.  » Si cet homme, me disais-je, peut, en dépit de ses jambes amputées, se sentir heureux, je devrais d’autant plus exulter de bonheur que je ne souffre  d’aucune invalidité.  » Je pensais n’emprunter que cent dollars, j’en demandai deux cents, stimulé que j’étais par cette confiance subite qui me submergea. J’envisageais de confier au banquier que je me rendais à Kansas City pour essayer de trouver un emploi, je lui affirmai que je m’y rendais pour en trouver un ! J’ai effectivement réussi à avoir les deux, et la somme demandée et le travail ! « 

    Qu’elle est précieuse cette santé que nous respirons de tout notre être ! Qu’elles sont inestimables ces capacités dont Dieu nous a pourvus ! Qu’ils sont exquis, ces fruits que nous cueillons, pour peu qu’on sache en bénéficier !

    L’Islam entend attirer notre attention sur la valeur inestimable des grâces ambiantes et sur la nécessité d’en tirer profit.

    Voici une histoire grâce à laquelle le Prophète (saws) cherche à nous renseigner sur la grandeur des bienfaits dont la plupart jouissent sans s’en rendre compte : Jabir rapporte que :  » L’Envoyé de Dieu (saws) est sorti à notre rencontre pour nous dire  » Avant de me quitter, l’ange Gabriel m’avait dit :  » Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, il est un serviteur de Dieu  qui, vivant au sommet d’une montagne de trente lieux sur trente de superficie, et située en pleine mer, entourée de chaque côté par quatre milles lieux aquatiques, adorait Dieu cinq cents ans durant. Dieu fit jaillir pour sa boisson, au pied de la montagne, une toute petite source, dont le volume ne dépassait point le petit doigt. Et Il planta pour lui un grenadier qui produit chaque nuit une grenade. Le jour, il adorait Dieu, et le soir il descendait le mont pour faire  ses ablutions et cueillir la grenade quotidienne, avant de reprendre ses prières. Ce fidèle serviteur adressa à Dieu le vœu de mourir et ressusciter le jour de la Rétribution en prosternation, et de préserver sa dépouille des insectes et de la décomposition. Dieu répondit favorablement à sa requête. En effet, nous pouvons, dans nos diverses allers et venues, de la terre et au ciel et vice versa, apercevoir cet homme prosterné tel qu’il a rendu l’âme. Et il est écrit que le jour de la Résurrection ce serviteur sera conduit devant Dieu.

– Faites entrer Mon serviteur au Paradis grâce à Ma miséricorde ! ordonnera Dieu.

– Mais, répliquera l’homme en question, ce sont mes bonnes actions qui me font mériter le Paradis !

– Faites une simple comparaison entre Les grâces dont J’ai gratifié Mon serviteur et toutes ces actions vertueuses affichées. Les cinq cents années passées à adorer Dieu seront vite éclipsées par la seule grâce de la vue, et il restera redevable envers Dieu de toutes les autres grâces dont son corps est le réceptacle.

– Mettez-le en Enfer ! Ordonnera alors Dieu

Aussitôt dit, aussitôt fait !

– Mon Seigneur, suppliera cet homme, fais-moi entrer au Paradis grâce à Ta miséricorde.

– Ramenez-le, ordonnera Dieu.

– Ô, serviteur ! Qui t’a créée du néant ?

– Vous, Seigneur !

– Qui t’a donné la force de M’adorer cinq cents ans durant ?

– Vous, Seigneur !

– Qui t’a fait habiter un mont en pleine mer et fait jaillir pour ton breuvage l’eau douce du cœur même de l’eau salée, et pour ta nourriture, t’a fourni chaque nuit une grenade, alors qu’elle ne pousse qu’une fois par an ?

– Vous, Seigneur !

– Tout cela grâce à Ma miséricorde. Et c’est grâce à elle que Je te fais entrer au Paradis. Qu’il y soit introduit ! Ô Mon serviteur, quel bon sujet tu as été !

C’est ainsi que cet homme a pu jouir du Paradis. Et l’ange Gabriel de conclure :  » Ô Muhammad ! Tout procède de la miséricorde de Dieu « 55

    Il y a dans ce hadith une exaltation des grâces dont la plupart des gens ont la bonne fortune de disposer, il n’y a pas lieu d’y déceler une quelconque atteinte à la notion de justice, ou une remise en cause des critères sur lesquels s’effectue la Rétribution dans l’au-delà.

    Certains esprits tordus interprètent à leur guise l’expression  » tout dépend de la miséricorde de Dieu « , qui clôt ledit hadith, pour faire croire que le Jugement dernier n’est qu’un acte aléatoire, et partant, que ce ne sont point les actions des hommes qui les font mériter le Paradis ou le feu de l’Enfer, mais c’est Dieu, Lui seul, qui dispose à Son gré du sort ultime des hommes.

    Ainsi, certains privilégiés, bien qu’ayant, de leur vécu, désobéi aux ordres divins, couleront-ils des jours heureux à l’Eden, alors que d’autres, les infortunés, seront livrés aux flammes de l’enfer, en dépit de leur fidélité avérée à Dieu !

    Répandues parmi les générations au cours de plusieurs siècles, de telles balivernes égarèrent leur esprit, les découragèrent d’entreprendre quoi que ce soit et finirent par les éloigner encore plus de Dieu et de Sa religion.

    Comment peut-on croire qu’un homme puisse aller au Paradis sans que ces actions ne le fassent mériter cette fortune, Dieu ne dit-il pas : «  A eux la maison de Paix, près de leur Seigneur. Et c’est Lui qui est leur ami, pour prix de ce qu’ils faisaient.  » (VI, 127) ;  » Voilà le Paradis que nous ferons hériter celui de Nos esclaves qui reste pieux.  » (XIX, 63) ; «  Et voilà le Paradis qu’on vous fait hériter  pour ce que vous œuvriez. «  (XLIII, 72).

   On ne peut gagner la miséricorde et la bénédiction de Dieu par la désobéissance ; ce sont, au contraire, les bonnes actions qui nous en rapprochent, or la prise de conscience quant à la grandeur des grâces que Dieu nous a prodiguées à flots vient à la tête de ces bonnes actions. Car, si Dieu nous demandait un jour de Lui rendre des comptes sur ces grâces pour L’en payer de retour, nous en serions littéralement incapables.

 

 

 

54  – Al-Mundhirî.

55  – Al-Mundhirî.

Extrait du livre Renouvelle Ta Vie de Muhammad Al-Ghazali

2 Commentaires

  1. […] Troquerais-tu tout ton avoir contre un million de dollars ? Que de grâces à notre portée, même si nous n’en sommes pas conscients ! Est-ce peu de pouvoir quitter sa demeure, bougeant librement les deux mains, foulant la terre des deux pieds, respirant à pleins poumons l’air revigorant, scrutant l’horizon à perte de vue, s’abreuvant sur les rayons reluisants qui s’infléchissent, captant tout ce dont grouille le monde, de vie débordante et de créatures ? Cette santé dont tu jouis en toute liberté, n’est point dédaignable ! Si tu n’as pas encore pris conscience Lire plus […]

  2. Salam alaykoum
    Barak Lahou fikoum pour le rappel.Il est vrai que quand on a pas la santé ,on ne peut avoir gout à rien et la vie devient vite une charge dans certains cas.Tandis que quand on a la santé,on peut toujours apprecier la vie par des petites choses,meme si on est dans l’indigence la plus totale.On peut voir la nature,ecouter le chant des oiseaux,voir les enfants grandir,prendre du bon temps avec les amis et la famille….En réalité quand on a la santé ,on ne peut pas dire qu’on est pauvre .On est riche au contraire comme le dit le cheikh elghazali

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