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Havre De Savoir

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"Celui que Dieu aime, Il lui accorde la compréhension de la religion"

La conception du fœtus et le destin Ibn Mas’oud (rad) dit : « Le Messager Dieu (saws), lui qui est le véridique ,le digne d’être cru, nous a tenu propos en ces termes : « La conception de chacun d’entre vous, dans le ventre de sa mère, s’accomplit en quarante jours ; d’abord sous la forme d’une semence (notfa), puis sous celle de « ‘alaqa » (adhérence) pour une même période, puis sous celle de « modgha » (morceau de chair mâché) pour une même période. Enfin, un Ange lui est envoyé, il y insuffle l’âme et reçoit l’ordre d’inscrire quatre choses à savoir : ce qui lui est imparti comme biens, délai de sa vie, actes et condition heureuse ou malheureuse. Par Dieu, en dehors duquel il n’est pas de divinité, l’un de vous accomplit des actes comme en font les gens du Paradis au point qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée ; c’est alors qu’il est devancé…

Un poison fait des dégâts au sein de notre communauté, il s’agit de la cigarette. Apparue sous l’empire Ottoman, elle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les pays musulmans. Aujourd’hui, des milliers de personnes meurent chaque année à cause de ce poison. Au delà des dangers pour la santé, fumer une cigarette revient tout simplement à gaspiller son argent. Au lieu de nourrir l’orphelin et d’aider les nécessiteux, certains musulmans préfèrent acheter cette drogue criminelle. Une drogue entretenue par les lobbys de l’industrie du tabac, qui font des milliards de bénéfices annuels sur le dos des fumeurs.

Certains musulmans sont aveuglés et éblouis pas l’Occident au point qu’ils jugent l’islam et son héritage à travers le prisme des « valeurs » occidentales. Si bien que pour eux, de manière consciente ou inconsciente, tout ce qui est dans l’islam et qui n’est pas compatible avec la pensée occidentale est remis en cause, voir rejeté tout simplement. Ils ne jugent plus la société à travers les sources islamiques (le Coran et la Sunna notamment) mais jugent les sources à travers leurs yeux d’occidentaux émerveillés. Soyons fiers de notre religion, soyons fiers de notre héritage.

Mohamed Taher ibn ‘Ashour considère que la liberté est une finalité de la « shari’ a » qui découle de l’égalité. En effet, si la « shari’a » établit l’égalité, cela implique que ces êtres égaux soient tous libres. Il n’est pas permis que certains soient plus libres que d’autres et que certains soient moins libres que d’autres. Il dit : « S’il est établi que le principe dans la création est l’égalité, il en découle que l’égalité soit l’une des finalités majeures et fixes de la « shari’a ». Et puisque les êtres égaux sont libres, alors la liberté est une finalité de même que l’égalité ». Il déclare aussi que l’égalité et la liberté sont une conséquence de la « fitra », l’aspiration naturelle ou la nature innée que Dieu a dotée à Ses créatures. Il dit aussi : « la généralité de la « shari’a » implique l’égalité, et l’égalité implique la liberté. Ainsi, la généralité de la « shari’a » signifie que tous les gens résidents…

Le Coran a accordé un statut particulier aux juifs et aux chrétiens en les nommant « Les gens du Livre », à ce titre, dialoguer avec les gens du Livre est une responsabilité qui incombe aux musulmans. « La ikraha fi din » (point de contrainte en religion), ce verset coranique nous rappelle que ce dialogue ne doit pas être suivi d’une volonté de contraindre l’autre à croire. Ce dialogue doit permettre de trouver des champs communs de réflexion et d’action pour vivre et construire ensemble. Alors, qu’est ce que dialoguer ? Doit-on aborder des sujets théologiques et opposer nos croyances respectives ? Abdallah Ben Mansour, engagé depuis de nombreuses années dans le dialogue islamo-chrétien, nous rappelle que les débats théologiques appartiennent aux spécialistes. La responsabilité de chacun doit alors se manifester dans un dialogue basé sur des sujets pour lesquels nous partageons tous un intérêt : la famille, l’environnement, la lutte contre la…

Abraham Lincoln a écrit en 1864 «Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais ». Effectivement, l’esclavage est certainement une des plus dures épreuves qu’un être humain peut subir. Non pas car elle implique une hiérarchie entre l’esclave et son maître mais parce que l’esclave est démuni de liberté. Une vie sans liberté est comparable à une vie sans bonheur, car on ne peut vivre heureux sans exprimer et réaliser ses besoins. Et pourtant, au VIIème siècle, à La Mecque, un homme a goûté au bonheur malgré sa position d’esclave. Cet homme est un des nombreux héros de l’islam et portait le nom de Bilal Ibn Rabah. Il était un noir d’Abyssinie (actuelle Ethiopie).Bilal avait pour maître Oumeya Ibn Khalaf, un chef de tribu Quraych. Physiquement, Bilal n’était pas très fort. Mais il avait une qualité que beaucoup de nobles lui enviaient, la sagesse d’esprit. Cette même sagesse qui le…

Il faut suivre les « salafs » ! Untel est du « minhaj » (voie) ! untel n’est pas du « minhaj » ! Tel savant fait partie de ahl-as-sunna wal-jama’a, l’autre pas ! Autant d’expressions qui interviennent dans les discussions sans en définir le sens véritable. Sans même le définir, ce fameux « minhaj » est devenu un artifice d’exclusion. Le minhaj, c’est la voie des « salafs » diront certains, c’est comprendre le Coran et la Sunna selon la compréhension des salafs. Mais qui sont les « salafs » et quels sont les contours de cette compréhension ? Cheikh Moncef Zenati répond à ces questions.