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Havre De Savoir

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"Celui que Dieu aime, Il lui accorde la compréhension de la religion"

Le Comité 15 mars et libertés vient de saisir ses avocats afin qu’une plainte soit déposée à l’encontre d’Eric Zemmour, lequel s’est fendu de propos intolérables à l’endroit des musulmans de France dans l’édition du journal italien Corriere Della Sera du 19 octobre dernier. Affirmant, entres autres abjections, que la déportation de 5 millions de musulmans ne serait pas « surprenante » et que la présence musulmane en France  » nous conduira au chaos et à la guerre civile », Eric Zemmour vient une nouvelle fois de franchir les limites de la liberté d’expression. Parce que ces propos s’inscrivent dans le contexte d’une islamophobie médiatique galopante, parce qu’ils portent en eux un venin qui s’inocule lentement dans les canaux de notre société et participent de la désagrégation du vivre-ensemble, parce que ce faisant ils nuisent tout autant à la République qu’à ses musulmans, le Comité 15 mars et libertés a décidé de tout…

Alors que certains résistent pour défendre la légitimé et sacrifient leurs vies pour faire respecter la volonté du peuple exprimée par les urnes, d’autres installés confortablement chez eux rejettent farouchement le concept de la démocratie. La démocratie contredirait à leurs yeux les enseignements de l’islam. La démocratie est assimilée au « kufr », elle serait même contradictoire avec le « tawhid ». La démocratie est une idole, le « taghut » ! Ils jettent l’anathème sur quiconque appellerait à la démocratie. Pour se justifier, ils avancent que la démocratie signifie que le pouvoir est au peuple, or en islam, le pouvoir appartient à Dieu et « le jugement n’appartient qu’à Dieu » (6 :57). De plus, la démocratie est un système importé de l’occident mécréant, or, il nous est interdit d’importer un système inventé par les « kuffars ». Cheikh Moncef Zenati prend donc le temps de redéfinir ce qu’est…

La conception du fœtus et le destin Ibn Mas’oud (rad) dit : « Le Messager Dieu (saws), lui qui est le véridique ,le digne d’être cru, nous a tenu propos en ces termes : « La conception de chacun d’entre vous, dans le ventre de sa mère, s’accomplit en quarante jours ; d’abord sous la forme d’une semence (notfa), puis sous celle de « ‘alaqa » (adhérence) pour une même période, puis sous celle de « modgha » (morceau de chair mâché) pour une même période. Enfin, un Ange lui est envoyé, il y insuffle l’âme et reçoit l’ordre d’inscrire quatre choses à savoir : ce qui lui est imparti comme biens, délai de sa vie, actes et condition heureuse ou malheureuse. Par Dieu, en dehors duquel il n’est pas de divinité, l’un de vous accomplit des actes comme en font les gens du Paradis au point qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée ; c’est alors qu’il est devancé…

Un poison fait des dégâts au sein de notre communauté, il s’agit de la cigarette. Apparue sous l’empire Ottoman, elle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les pays musulmans. Aujourd’hui, des milliers de personnes meurent chaque année à cause de ce poison. Au delà des dangers pour la santé, fumer une cigarette revient tout simplement à gaspiller son argent. Au lieu de nourrir l’orphelin et d’aider les nécessiteux, certains musulmans préfèrent acheter cette drogue criminelle. Une drogue entretenue par les lobbys de l’industrie du tabac, qui font des milliards de bénéfices annuels sur le dos des fumeurs.

Certains musulmans sont aveuglés et éblouis pas l’Occident au point qu’ils jugent l’islam et son héritage à travers le prisme des « valeurs » occidentales. Si bien que pour eux, de manière consciente ou inconsciente, tout ce qui est dans l’islam et qui n’est pas compatible avec la pensée occidentale est remis en cause, voir rejeté tout simplement. Ils ne jugent plus la société à travers les sources islamiques (le Coran et la Sunna notamment) mais jugent les sources à travers leurs yeux d’occidentaux émerveillés. Soyons fiers de notre religion, soyons fiers de notre héritage.

Mohamed Taher ibn ‘Ashour considère que la liberté est une finalité de la « shari’ a » qui découle de l’égalité. En effet, si la « shari’a » établit l’égalité, cela implique que ces êtres égaux soient tous libres. Il n’est pas permis que certains soient plus libres que d’autres et que certains soient moins libres que d’autres. Il dit : « S’il est établi que le principe dans la création est l’égalité, il en découle que l’égalité soit l’une des finalités majeures et fixes de la « shari’a ». Et puisque les êtres égaux sont libres, alors la liberté est une finalité de même que l’égalité ». Il déclare aussi que l’égalité et la liberté sont une conséquence de la « fitra », l’aspiration naturelle ou la nature innée que Dieu a dotée à Ses créatures. Il dit aussi : « la généralité de la « shari’a » implique l’égalité, et l’égalité implique la liberté. Ainsi, la généralité de la « shari’a » signifie que tous les gens résidents…

Le Coran a accordé un statut particulier aux juifs et aux chrétiens en les nommant « Les gens du Livre », à ce titre, dialoguer avec les gens du Livre est une responsabilité qui incombe aux musulmans. « La ikraha fi din » (point de contrainte en religion), ce verset coranique nous rappelle que ce dialogue ne doit pas être suivi d’une volonté de contraindre l’autre à croire. Ce dialogue doit permettre de trouver des champs communs de réflexion et d’action pour vivre et construire ensemble. Alors, qu’est ce que dialoguer ? Doit-on aborder des sujets théologiques et opposer nos croyances respectives ? Abdallah Ben Mansour, engagé depuis de nombreuses années dans le dialogue islamo-chrétien, nous rappelle que les débats théologiques appartiennent aux spécialistes. La responsabilité de chacun doit alors se manifester dans un dialogue basé sur des sujets pour lesquels nous partageons tous un intérêt : la famille, l’environnement, la lutte contre la…