Un certain philosophe médiatisé sillonne les plateaux télévisés (sans jamais faire face à un spécialiste pour lui donner la réplique) en brandissant une feuille contenant des passages coraniques (avec une certaine liberté dans la traduction) tels que: « exterminez les incrédules[1] jusqu’au dernier », « Ô Prophète encourage les croyants au combat », « Frappez-les sur le cou et aux jointures », « tuez-les là où vous les trouverez »… autant de passages qui, cités de cette façon, donnent la chair de poule et démontreraient, selon ce philosophe, que le Coran serait un livre violent, sanguinaire qui fait l’apologie de la violence. Or, citer des passages coraniques en les isolants de l’ensemble de l’énoncé et en abstraction de leur contexte de révélation est une manipulation grotesque et une malhonnêteté intellectuelle déconcertante. Que dit vraiment le Coran à propos de la violence? Que signifie la notion de « djihad » en islam? Les médias et certains écrits occidentaux ont créé, le plus souvent…
La réforme est un passage nécessaire à quiconque souhaite bousculer ses habitudes et impulser un changement réel et effectif dans sa vie. Abordons ce nouveau ramadan avec bienveillance et intelligence et n’ayons pas peur de nous retrouver avec nous-mêmes, loin de ce qui peut conforter notre âme, près de ce qui la bouscule… L’autocritique nourrit notre conscience et notre cœur, elle nous permet de ne jamais stagner et d’éviter l’autosatisfaction. Elle est à la réforme, ce que la foi est au cœur. Exercice indispensable au cheminement spirituel de chacun, elle est un examen intérieur et profond qui nous permet de constater nos failles et d’y remédier. Le mois de Ramadan est propice à ce travail sur soi. C’est un mois béni qui, bien au-delà de l’abstention de boire ou de manger, nous abreuve d’enseignements, nous pousse au dépassement de soi, à sortir de notre zone de confort habituelle et nous…
Comme à son habitude, l’école du Ramadan ouvre ses portes à la même date annuelle, sans manquer une seule fois à ce rendez-vous et ce, depuis sa création en l’an 2 de l’Hégire ; l’année durant laquelle le jeûne fut instauré en islam. C’est donc une école qui se perpétue depuis plus de quatorze siècles. Le mois de Ramadan, et le jeûne du mois de Ramadan constituent réellement une école d’éducation, d’approvisionnement, de formation et d’initiation pratique. Et si nous observons bien, nous allons trouver que tous les pratiquants sont redevables à l’école du Ramadan pour leur réforme personnelle et leur religiosité. En effet, soit c’est au cours de ce mois que leur transformation et conformité se sont produites, soit c’est grâce à cette école qu’ils ont pu réformer leur comportement, renouveler leur détermination et élever leur niveau spirituel. L’école du ramadan, comme il est connu, n’est ouverte que pendant un…
Anas ibn Malik (rad) dit : « Aucun d’entre vous n’est croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même » (rapporté par al-Boukhari et Mouslim) Commentaire Dans une autre version rapportée par Mouslim : « jusqu’à ce qu’il aime pour son voisin ou son frère » L’imam Ahmed rapporte ce hadith en ces termes : « L’homme ne pourra parvenir à l’essence de la foi jusqu’à ce qu’il aime pour les gens ce qu’il aime de bien pour lui-même » Cette version explique la version rapportée par al-Boukhari et Mouslim, à savoir que l’expression « Aucun d’entre vous n’est croyant » signifie la négation de l’atteinte de la plénitude de la foi. Le sens est donc « Aucun d’entre vous n’est véritablement croyant … » en effet, il arrive souvent que les textes considèrent comme caduque la foi de celui qui délaisse l’un de ses éléments constitutifs ou des ses devoirs à l’instar des hadiths « Le fornicateur au moment où il…
Faut-il ranger son tapis de prière après avoir accomplit la Salat ? Est-ce que le fait de le laisser constitue un péché ? Il faut d’abord savoir qu’il n’y avait pas de tapis de prière du temps du Prophète (saws). Il n’y avait d’ailleurs pas de moquette non plus. Écoutons les explications de cheikh Moncef Zenati.
Certains musulmans avancent un hadith rapporté par Ibn khouzeïma : Oummou Houmayd, l’épouse d’Abou Hamid Assaa’idi vint voir le Prophète (saw) et lui dit : « Ô ! Messager de Dieu, j’aime prier avec toi ». Il lui dit : « Je sais que tu aimes prier avec moi ! Mais, ta chambre à coucher est meilleure que ta prière dans ton salon. Ta prière dans ton salon est meilleure que ta prière dans la cour de ta maison. Ta prière dans la cour de ta maison est meilleure que ta prière dans la mosquée de ton clan et la prière dans la mosquée de ton clan est meilleure que ta prière dans ma mosquée » Le narrateur dit : « Elle fit construire pour elle une mosquée dans le coin le plus isolé et le plus obscur de chez elle. Elle y pria jusqu’à sa mort ». Cheikh Moncef Zenati nous explique le…
C’est une question que chacun de nous doit se poser. C’est une question qui trouve une réponse en chacun de nous. C’est un examen de conscience permanent car certes, personne n’est à l’abri de l’hypocrisie.
« Seuls ont le droit de fréquenter les mosquées de Dieu ceux qui croient en Dieu et au Jugement dernier, qui accomplissent la salât, s’acquittent de la zakât et ne redoutent que le Seigneur. Ceux-là ont toutes les chances d’obtenir leur salut »[1]. « Dans des demeures que Dieu a permis d’élever afin que Son Nom y soit invoqué, et on Le glorifie, matin et soir »[2]. « En vérité, les mosquées sont la propriété exclusive de Dieu. N’y invoquez donc nul autre que Lui ! »[3]. Les mosquées sont les demeures d’Allah et Il est généreux envers Ses serviteurs. La manifestation de Sa générosité envers ses hôtes est la guidance, la quiétude et la clémence qu’Il leur accorde. Est-il digne d’un musulman qui entend l’appel du Mûadhin, qui l’appelle à se présenter entre les mains d’Allah, de ne pas répondre présent ? Ou bien qu’il préfère répondre à un autre appel lié aux biens de la vie…







