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« Comment faire douter un chrétien sur sa foi ? » est la question qui a été posée au professeur Abdallah Ben Mansour lors d’un séminaire organisé sur les Livres de Dieu. Abdallah Ben Mansour nous explique qu’il ne faut surtout pas essayer de faire douter quelqu’un sur sa foi, mais plutôt de lui exposer la vérité. Mais, tout cela doit partir d’une bonne intention et doit surtout se faire avec sincérité. Lorsque l’interlocuteur sent cette démarche sincère, il va accepter plus facilement  d’écouter le Message. Imaginez le choc lorsque quelqu’un apprend la vérité après des années de mensonges. Que dire lorsque cette vérité vient après des milliers d’années ?

Allah nous a donné deux choses pour ne pas nous égarer : La révélation, Sa Parole, et notre propre intelligence. La liberté et la grandeur de l’homme se mesurent à son intelligence et à sa capacité à s’émanciper de toute influence extérieure pour construire son propre raisonnement. Mais tout comme le corps s’entretient par l’effort et l’exercice, l’esprit se nourrit et s’entretient par l’apprentissage continue, et la lecture. Si Dieu nous a donné la Révélation, il est de notre responsabilité alors de l’utiliser au moyen de la raison pour faire évoluer les choses dans le bon sens. Alors, lisons, lisons, et lisons…

Remets-toi à craindre Allah, si tu as été inconscient Il te pourvoira ta subsistance d’où tu ne t’y attends pas Mais comment pourrais tu craindre la pauvreté, alors qu’Il est le Pourvoyeur ! Alors qu’il a certes nourrit l’oiseau et le poisson dans l’océan Si la nourriture s’obtenait par la force uniquement L’oisillon ne pourrait manger prés du vautour un instant Tu quittes déjà ce bas monde sans que tu en sois conscient Si la nuit te couvre, seras-tu encore au jour montant ? D’ailleurs combien de bien portants sont morts sans mal apparent Combien de malades, un moment d’éternité, survécurent pourtant Combien de jeunes se sont couchés puis réveillés souriants Et dans l’invisible, à leur insu, leur linceul se tissant Quand bien même un homme vivrait mille et plus de deux milles ans Un jour ou l’autre, vers la tombe, il ira inéluctablement…

D’après Tamim ad-Dari (ra), le Prophète (saws) dit : « La religion, c’est le bon conseil « an-naçiha » Nous dîmes : « Envers qui ? » Il dit : « Envers Dieu, Son Livre, Son Messager, les dirigeants des musulmans et l’ensemble de la communauté musulmane » » (rapporté par Mouslim) Ce hadith est un hadith succinct et hautement éloquent. Il est l’un des hadiths sur lequel est fondé l’islam. At-Tabarani rapporte d’après Houdhayfa ibn al-Yaman (ra) que le Prophète (saws) dit : « Quiconque ne porte pas d’intérêt à la situation des musulmans n’est pas de leur nombre, et quiconque n’est pas de bon conseil, matin et soir, pour Dieu, Son Messager, Son Livre, leurs dirigeants et l’ensemble des musulmans n’est pas de leur nombre ». L’imam Ahmed rapporte d’après Abou Oumama que le Prophète (saws) dit : « Dieu dit : « La chose la plus aimée de Moi à travers laquelle Mon serviteur M’adore est le bon conseil en vue d’obtenir Ma satisfaction » ». La religion, c’est « an-naçiha »  Cela signifie que « an-naçiha »…

L’école doctrinale matouridite est attribuée à Abou Mansour Mohamed al-Matouridi, qui était un savant hanafite. L’école matouridite s’est répandue en Asie Centrale, en extrême-orient et en Turquie. Ce qui est surprenant, c’est que l’école matouridite rejoint sur de nombreux points l’école ash’arite, alors que ces deux savants contemporains ont vécu à la même époque sans jamais se rencontrer. Cela prouve que ces deux écoles sont bien de l’orthodoxie sunnite « ahl as sunna wal jama’a ». Matouridi rejoint al-Ash’ari sur de nombreuses positions au point de dire qu’il ne l’a contredit que sur treize questions, développées ici par cheikh Moncef Zenati. Pour savoir ce qu’est le ash’arisme, voici un cours complet dans cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=5R_wAfD9wKQ

Abderrahim Bouzelmate et Sofiane Meziani partent à la découverte de l’homme dans ses espoirs, ses mots et ses pensées. Un entretien dynamique qui conjugue philosophie, littérature et spiritualité. Les auteurs questionnent les grands concepts comme l’amour, la liberté, l’homme. Et pour y répondre ils se saisissent de notre héritage commun : les grands classiques de la littérature. Une réconciliation, une passion partagée, les auteurs rendent la littérature et la philosophie intéressantes. Véritable invitation à l’harmonie « De l’Homme à Dieu – Voyage au cœur de la littérature et de la philosophie », réconcilie le coeur et l’esprit. Pour en discuter nous vous convions à rencontrer l’un des auteurs, nous recevons comme invité exceptionnel Sofiane Meziani (professeur d’éthique et écrivain). Une rencontre exceptionnelle à ne pas manquer ! Nous vous donnons rendez-vous : Le Dimanche 15 Mars à 14h  Au théâtre des bains douches – 22 Rue Louis Lô Basso, 76600 Le Havre. …

Au même titre qu’il existe des écoles de Fiqh (jurisprudence islamique), il existe également des écoles dans la foi musulmane. La doctrine Ash’rite fait partie des doctrines reconnues de l’Orthodoxie Sunnite. Elle est très répandue dans le monde musulman. L’immense majorité des savants musulmans sont de cette école notamment l’imam al-Jouwayni, l’imam an-Nawawi, Abd al-Qahir al-Baghdadi, l’imam Abu Hamid al-Ghazali, et tant d’autres. Elle est la doctrine adoptée par les malikites, les shafi’ites et les hanbalites (jusqu’à l’arrivée d’Ibn Taymiya au septième siècle de l’Hégire). Son fondateur Abou Hassan al-Ash’ari  est né à Bassora (en Irak) en 260 de l’Hégire. Il passa son enfance dans sa Bassora natale avant de poursuivre ses études à Bagdad. Les Ash’arites sont les premiers que l’on surnommera Ahl Sunna Wal Jamaa. Abou Hassan défendra et rétablira l’orthodoxie sunnite face aux excès de la doctrine mou’tazilite. Cheikh Moncef Zenati donne dans cette vidéo un cours…

Il n’est pas rare, de nos jours, qu’accomplissement de soi rime avec échec d’autrui et le vieil adage  » le malheur des uns fait le bonheur des autres  » n’est pas pour infirmer ce constat. Nous pourrions nuancer le propos en émettant l’hypothèse qu’il ne serait que le corollaire de la politique élitiste de notre société, où l’on vous apprend dès votre cursus scolaire, et ainsi votre plus jeune âge, à vous battre pour faire votre place en vous insufflant l’intime conviction qu’il n’y a pas, ici, de place pour les faibles. De ce fait, l’entraide perd du terrain, et nos collaborations professionnelles ressemblent bientôt à une prépa médecine. Chacun pour sa peau et advienne que pourra. Bien qu’elle soit regrettable, concédons-lui une certaine légitimité. Après tout, réussite professionnelle est mère de confort en besoins primaires, et pourrait donc justifier une certaine détermination dans la compétition. Ceci étant dit, il…