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Y a-t-il une place pour le féminisme dans l’islam ? Entretien avec Zahra Ali, doctorante en sociologie à l’EHESS et à l’Institut français du Proche-Orient.

Zahra Ali, chercheuse d’origine égyptienne et auteur de « Féminismes islamiques », travaille sur l’émergence d’une dynamique féministe musulmane en Occident et dans le monde musulman. Elle réfute toute soumission de la femme dans le port du voile. Interview.

La formation du groupe fait partie les rites de l’islam. Depuis la constitution de la société musulmane, la mosquée est le pivot de son activité et le lieu de rencontre de ses membres, dans lequel les visages et les mains se saluent, et dans lequel ils se retrouvent dans l’amour et la coopération.

Les croyants se tiennent en rangs, devant Dieu, pied contre-pied, épaule contre épaule, embellis par l’humilité qu’ils éprouvent en écoutant le Coran (…)

Il n’y a rien dans l’islam qui interdit d’attribuer à la femme une autorité sur elle-même ou sur autre qu’elle, qu’il s’agisse de l’autorité individuelle ou collective. Aucun texte coranique ne prive la femme de cette autorité. Au contraire les versets coraniques énoncent expressément l’égalité entre les hommes et les femmes en ce qui concerne l’exercice de l’autorité.

Dieu dit : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns aux autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable » (9 :71). Ainsi, les croyants et les croyantes sont aussi responsables les uns que les autres.

Le Qatar occupe une place à part sur l’échiquier du Moyen-Orient. Micro-monarchie hier inconnue du grand public, l’émirat jouit aujourd’hui d’un rayonnement international inversement proportionnel à la superficie de son territoire.

Ce dynamisme impressionne et suscite beaucoup d’interrogations. Venez en débattre avec l’auteur du livre : Nabil ENNASRI, le 25 mars au Havre inch’ALLAH

Les mouvements révolutionnaires du sud de la méditerranée ont ramené vers nos rivages un terme que certains utilisent pour effrayer : le mot « Charia ».

Pour certains, il est synonyme: de lapidation des femmes, de sections de bras, de restrictions de libertés. Pourtant, le mot shari’a utilisé par les Arabes signifie : point d’eau d’où les personnes puisaient l’eau pour épancher leur soif et duquel les animaux s’abreuvaient.

De plus le mot shari’a désigne un concept spécifique, celui d’un cours d’eau qui ne tarit jamais.

Les images véhiculées à propos des Musulmans américains sont très diverses et souvent contradictoires. Certains pensent qu’ils vivent un véritable enfer en raison de l’image que reflète la politique extérieure américaine, notamment à la suite des évènements du 11 septembre 2001.

D’autres, au contraire, gardent en tête que les Musulmans des Etats-Unis jouissent d’une liberté spirituelle et cultuelle que leurs coreligionnaires européens ne ressentent pas posséder.

Ceux qui font tout ce tapage sur le dévoilement du visage adoptent un avis marginal et se comportent avec les questions relatives à la femme d’une manière qui ébranle l’essence spirituelle, culturelle et sociale d’une nation rongée par l’ignorance et la distorsion depuis qu’elle a condamnée la femme à une mort morale et intellectuelle.

Plusieurs savants appartenant aux quatre écoles considèrent que le visage de la femme ne fait pas partie de la nudité « ‘awra ». Je cite ici des (…)