Il n’y a pas de mal à ce que la femme exerce n’importe quel métier ou fonction lorsque les garanties légales qui préservent son honneur sont garanties. Mais avant ou après tout cela, les foyers privés de leurs maîtresses fondent des familles uniquement sur papier, et exposent l’avenir des enfants à une perte certaine.

Par ailleurs, la déviance constatée dans le comportement a pour cause première l’absence de la femme responsable de son foyer, pleine d’attention et de tendresse envers ses enfants.

D’ailleurs certains réformateurs ont saisi la dangerosité de cette situation. Ils commencèrent donc à attirer l’attention sur ses mauvaises conséquences. Cependant, je n’ai pas trouvé un aveu plus franc et plus sincère que les propos du président russe Gorbatchev alors qu’il était tenté de reconstruire la Russie communiste. Après avoir cité tout ces propos, nous leur apporterons un commentaire :

Il dit : « Souvent, on considère le degré de liberté de la femme comme un critère pour juger le niveau social et politique d’une nation.

Par ailleurs, l’Etat soviétique a mis un terme à la discrimination à l’encontre de la femme, répandue dans la Russie du Tsar, d’une manière déterminée et sans concession. Le femme acquit alors une place sociale garantie par la loi ; une place égale à celle de l’homme. Nous sommes fier de ce qu’a apporté le gouvernement soviétique à la femme : Le droit au travail comme l’homme, salaire égal pour un travail égal, la sécurité sociale ; comme on donna à la femme l’occasion de s’instruire, de construire son avenir et de participer dans l’action sociale et politique.

Mais tout au long de notre histoire héroïque et pénible, nous avons été incapables d’accorder une attention au droit spécifique de la femme, à ses besoins dus à son rôle de mère et maîtresse de foyer, et à sa fonction d’éducation et d’apprentissage indispensable aux enfants.

En effet, puisque la femme travaille dans le domaine de recherche scientifique, dans les champs de construction, de production et des services, et qu’elle participe dans le domaine de la créativité, elle n’a plus le temps d’accomplir ses obligations quotidiennes : la travail à la maison, l’éducation des enfants, l’établissement d’un climat familier sain … Nous avons découvert que beaucoup de nos problèmes dans le comportement de nos enfants et de nos jeunes, ainsi que dans notre moral, culture et production, sont dus, en partie, à la dégradation des relations familiales, ou au laxisme dans la responsabilité familiale. Or, ceci est un résultat contradictoire avec notre vœu sincère et déclaré politiquement d’égalité entre l’homme et la femme dans toute chose. Aujourd’hui, dans le cadre de la perestroïka[1], nous avons commencé à maîtriser cette situation. C’est pourquoi nous organisons maintenant de vifs débats dans la presse, les organisations publiques, au travail, au foyer, concernant ce que nous pouvons faire afin de faciliter à la femme le retour à sa mission féminine pure.

Il existe un autre problème : l’emploi des femmes dans les métiers pénibles et nocifs pour sa santé. Ceci est l’héritage de la guerre au cours de laquelle nous avons perdu un grand nombre d’hommes, et qui nous a engendré un manque aigu de main d’œuvre partout et dans tous les domaines de la production. Nous avons commencé maintenant à remédier à ce problème d’une manière sérieuse. »

Je pense que certains d’entre nous s’écrieront : Ne vous avons-nous pas dit cela ? Nous avons eu raison lorsque nous avons interdit à la femme de sortir pour travailler ou participer à la vie ! Voici un témoin de chez eux qui va dans le même sens !

J’ai vu des religieux en Europe, aux États-Unis, en Afrique et en Asie dire : La femme est un démon, ou un suppôt de démon ; chaque fille est une Eve qui a fait sortir Adam du Paradis, il faut donc l’entourer de mesures restrictives afin de nous mettre à l’abri de sa nuisance !

Cette restriction mortelle imposée à la femme est derrière l’excès qui caractérise la civilisation occidentale.

Quant à nous, nous ne penchons pour aucun de ces deux extrêmes. L’un emprisonne la femme dans le foyer, l’autre la lâche dans la rue. L’islam nous a épargné des expériences bonnes et mauvaises, et nous a guidé vers le chemin droit.

Nous avons besoin de ceux qui connaissent la religion de Dieu comme il se doit, puis résolvent les problématiques avec une foi consciente, non pas avec une pensée inapte, pessimiste et destructive.

Celui qui empêche la femme de travailler dans un cadre légal (islamiquement), en adéquation avec sa nature, n’établit aucune vérité juridique ou profane ! Et celui qui lui offre toute sorte de mixités et lui donne accès à tous les métiers n’établit aucune vérité juridique ou profane !

Il y une société construite par le porteur du messager, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui, et ses grands hommes. Pourquoi ne pas l’étudier et la prendre comme exemple, puis essayer de mettre la femme à la place à laquelle le Coran l’a mise, et sur laquelle a veillé le Messager, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui.

Mohamed al-Ghazali, min maqalat cheikh Mohamed al-Ghazali, tome 1, p 218 – 220,

Traduit par Havre de Savoir

[1] – le nom donné aux réformes économiques et sociales menées par Mikhaïl Gorbatchev en URSS d’avril 1985 à décembre 1991.

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