On évoque toujours la vie des Compagnons du Prophète (saws) de l’Islam et on oublie souvent que des femmes étaient comptées au nombre des Compagnons et qu’elles occupaient une place éminentes parmi eux! En effet, tout autant que les musulmans, des musulmanes se sont illustrées aux côtés du Prophète Muhammed (saws), tant au cours de sa mission en ce bas monde qu’ après qu’il a été rappelé par notre Seigneur.

Ces femmes ont cru en lui et au message qu’il a été chargé de transmettre au fur et à mesure de la Révélation. Comme les Compagnons, elles ont participé à la préservation et à la propagation du message de l’Islam autour d’elles, au prix de très grandes épreuves, sans jamais douter ni faiblir.

Sumayya, la mère de ‘Amar ibn Yasir, qui à été torturée jusqu’à son dernier souffle sans abjurer sa foi, ou encore Um Habîba, fille du terrible Abû Sofyân, qui a quitté sa famille idolâtre pour émigrer en Abyssinie, ou encore Um Umara, de son vrai nom Nusayba bint Ka‘b, qui a participé aux combats et est restée avec quelques hommes sur le champs de bataille à Uhud, à seule fin de protéger la vie de l’Envoyé de Dieu (saws), au péril de la sienne.

Ces femmes -et beaucoup d’autres – ont marché dans le sillage du Prophète de l’Islam et inscrit leurs noms de façon indélébile dans l’histoire des débuts de l’ère musulmane.

Il faut  rappeler qu’a l’époque de la période pré-islamique, les femmes subissaient le bon vouloir des hommes qui les traitaient parfois plus mal que leur bétails. Beaucoup d’entre elles étaient lésées de tous les droits dus aux créatures de Dieu, brimées, méprisées par des coutumes inhumaines, parfois tuées dès la naissance, leur seul «péché» étant d’être nées «filles» plutôt que «garçons.»

Or, avec l’avènement de l’Islam, elles furent délivrées de l’asservissement et de l’ignorance dans lesquelles elles étaient maintenues et protégées des injustices qu’elles subissaient! Être une fille n’était plus une «tare» bien au contraire, le Coran leur accorde un intérêt positif tout particulier, les préservant de tous les excès dont sont parfois capables les hommes.

Sans doute, est-ce le fait que contrairement aux autres religions monothéistes, l’Islam ne considère pas la première femme, Eve, comme responsable du péché commis au Paradis, Adam et Eve étant coresponsables. De surcroît, Dieu nous informe dans le Coran qu’Il leur a pardonné leur faute, en usant de Sa grande miséricorde. Ainsi il n’existe pas de péché originel en Islam et, bien évidemment, la femme n’est pas la cause de tous les maux de l’Humanité!

«Quiconque suit le droit chemin le suit dans son propre intérêt et quiconque s’égare ne s’égare qu’à son propre détriment. Nul n’aura à assumer les  péchés d’autrui» Coran(17/15)

L’Islam rappelle l’origine de l’être humain et engage toutes les créatures à s’entre connaître afin d’avoir un rapport positif à la Création et à Son Créateur. Le Coran souligne aussi que la procréation passe par l’homme et la femme, reconnaissant à chacun une place essentielle dans la succession des générations ici-bas.

Puis le Coran évoque à plusieurs reprises les relations entre les hommes et les femmes, insistant sur le fait que la femme doit être traitée avec bienveillance et que les bases sur lesquelles repose la vie du couple sont des relations d’affection et de miséricorde:

«Et c’en est un autre que d’avoir créé de vous et pour vous des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles votre quiétude et d’avoir suscité entre elles et vous affection et tendresse» Coran (30:12)

«Entretenez de bons rapports avec vos femmes»(…) Coran (4/12)

L’Islam est venu à point nommé réhabiliter la femme dans une société qui avait perdu beaucoup de valeurs indispensables à l’être humain pour l’éloigner de la bestialité, valorisant les nobles comportement envers elle, lui octroyant des droits (exorbitants si l’on considère l’époque et l’état de la société occidentale au même moment), en lui attribuant une liberté de choix pour sa vie familiale, sociale, professionnelle, ce qui est le lus souvent ignoré des musulmans eux-même!

On doit retenir que ce message s’est adressé autant aux hommes qu’aux femmes, mais il est évident que ces dernières furent les grandes bénéficiaires de la Révélation car, non seulement il est venu éclairer leur cœur d’une foi si puissante qu’elle les rendait inébranlables devant les pressions négatives, mais encore il est venu les libérer de la chape de plomb qui pesait sur elles, dans toutes les phases de leur vie.

C’est ainsi que beaucoup de femmes, défiant la société djahilite et leurs propres familles, embrasèrent l’Islam puis devinrent rapidement des musulmanes engagées.

Parmi elles, nous trouvons celles qui se distinguèrent par leur travail de propagation du nouveau message, celles qui firent preuve de grand courage sur les champs de bataille pour défendre l’Islam, celles qui furent réputées pour leur savoir, d’autres encore pour leur générosité, leur abnégation, leur piété; toutes furent remarqués pour leur sincérité et la force de leur foi, et leur désintéressement des plaisir de ce monde.

Aujourd’hui, elles sont pour nous des guides comme elles furent, à l’époque de la Révélation, des lumières. Le Prophète a dis, à propos de l’ensemble des Compagnons, hommes et femmes confondus: «Mes Compagnons sont comme des étoiles; quiconque vous suivez parmi eux vous mènera sur le droit chemin.»

Extrait du livre “Les premières Femmes de l’Islam” par Abou Ousssama et Malika Dif
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