Sur la voie de Dieu, nous cheminons

A l’engagement pour Dieu, nous nous tenons

Le tribunal des référés du Caire a interdit, lundi 23 septembre 2013, toutes les activités de l’organisation des Frères Musulmans en Egypte et le mouvement des Frères Musulmans dont il est issu, toute institution qui en est issue ou lui appartenant, tout établissement créé avec ses financements ou bénéficiant de ses soutiens, et toute association recevant des dons, s’il existe parmi ses membres une personne appartenant au mouvement, à l’association ou à l’organisation.

Le tribunal a également ordonné la saisie des avoirs et des biens immobiliers de la confrérie et la confiscation des biens personnels de ses membres pour les gérer selon l’objectif de sa création et conformément aux lois égyptiennes.

Les Frères Musulmans affirment que ce jugement sélectif, vengeur, politique et discriminant n’était pas une surprise. Il est venu donner une couverture légale, mensongère et trompeuse aux résolutions effectives réalisées par les auteurs du coup d’état militaire depuis le 3 juillet 2013, en emprisonnant plus de quinze milles dirigeants de la confrérie, à leur tête son éminence, le guide suprême, le professeur Mohamed Badi’ et ses deux adjoints, ainsi que de nombreux délégués dans les provinces, en brûlant leurs locaux, en tuant de sang froid des milliers de ses membres, en proférant des accusations mensongères et en faisant preuve d’une extrême brutalité contre les manifestants pacifiques selon la description du chef du gouvernement établi par le coup d’état.

Les Frères Musulmans rappellent aux auteurs du coup d’état militaire l’histoire de leurs prédécesseurs qui ont tenté la même chose en pensant qu’il pourrait exclure le mouvement et ses membres de la société égyptienne. Les Frères Musulmans sont une partie vivante, lumineuse et généreuse de la société égyptienne autour de laquelle le peuple se range en l’étreignant et en interagissant avec elle comme ce fut le cas lors des échéances électorales précédentes et comme c’est encore le cas à travers les mobilisations populaires continues rejetant le coup d’état, soutenant avec le mouvement la légitimité des choix transparents du peuple que l’armée a brisé et défendant la liberté de leur pays et l’avenir de leurs générations.

Ce jugement sélectif, vengeur, politique et discriminant émanant d’un tribunal non spécialisé, avec un prononcé et des sentences au-delà des espérances des plaignants eux-mêmes, outrepassant ses prérogatives en statuant sur une plainte principale contre une association civile soumise à la législation des associations civiles, ce qui est une première, jamais vue dans les régimes les plus fascistes, se présente comme un nouvel épisode dans la série des attaques sécuritaires continues depuis le coup d’état maudit qui s’est attaqué à l’autorité légitime, qui a fermé les chaînes de télévisions par satellite, emprisonné et ne cesse d’emprisonner les innocents, commis et ne cesse de commettre les massacres barbares contre les manifestants pacifiques, en commençant par le massacre devant la gendarmerie nationale, en passant par le massacre d’al-Minassa, puis les massacres horribles à Rabi’a al-‘Adawiyya et à an-Nahda, ainsi que les massacres odieux à Dalja et à Kardasa … Et nous ne savons pas où l’autorité mis en place par le coup d’état envisage de mener le pays et le peuple ?

Les Frères Musulmans sont une pensée, une voie et un groupe organisé. Ils étaient, ne cessent d’être et resterons sur la voie de l’appel à Dieu, se tenant à leur engagement envers Dieu, loyaux à leur pays et à leur peuple, fidèles à leurs principes dans l’appel à Dieu avec sagesse et bonne exhortation à travers tous les moyens pacifiques dans le cadre d’une législation juste.

Les Frères Musulmans sont la prédication de la vérité, de la force et de la liberté, un mouvement qui dépasse les frontières géographiques pour s’engager auprès de sa nation et de ses peuples à continuer à servir leurs patries et à soutenir les questions déterminantes de la nation ; un mouvement fidèle à ses principes, loyal à sa voie, jusqu’à ce que les peuples de sa nation jouissent d’une vie libre et honorable et que l’humanité  trouve le bonheur à travers l’islam, ses principes imprégnés de rectitude et sa législation que Dieu a agréé comme remède pour l’humanité et bonheur pour le monde … Aucun jugement injuste ; aucune tyrannie ne saurait affaiblir ses membres.

« Les injustes verront bientôt le revirement qu’ils éprouveront » (26 :227)

Dieu est le plus Grand. A Dieu appartient la Louange

Les Frères Musulmans
Le 18 dhoul-qa’da 1434/ 23 septembre 2013
Traduction Havre De Savoir

4 Commentaires

  1. aussi longtps que les frères musulmans seront sur la voie de la verite, aussi longtps ils seront persécutés. le Prophète de l’Islam lui-même avait tjrs été persécuté. Ce que le peuple veut n’est pas la volonté des occidentaux qui sont tjrs les apologistes d’une démocratie du plus fort et dénuée de tout fondement moral. Vive l’Islam pour que triomphe la vraie démocratie.

  2. Mr Lecomte, peut-être que vous savez vous ce que veulent les égyptiens plus que eux-mêmes. En plus, il n’ jamais été question d’une théocratie, les frères musulmans appellent à un état civil dont la référence est l’islam, cela ne veut pas dire que l’état sera dirigé par des religieux. Et c’est ce que veulent les égyptiens d’après toues les échéances électorales précédente si le suffrage universel veut encore dire quelque chose pour vous. Vous ne pouvez par comprendre que les musulmans ont le droit d’adopter un modèle démocratique qui s’adapte à leurs cultures et à leur religion?

  3. Monsieur lecomte Les egyptiens comme tous les peuples veulent la justice et aucune confiscation de pouvoir ne saurait être légitime Apprenons en occident à ne pas donner de leçon de démocratie alors que nous mêmes ne savons pas défendre les décisions des urnes à l’étranger

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