Le temps entre la prière du coucher du soleil et celle du Icha est un temps pour l’accomplissement de prières surérogatoires. Quant à la prière de « tarawih », son temps légal est situé après la Prière du Icha conformément aux faits du Prophète (saws). C’est pourquoi, la majorité des jurisconsultes (fouqaha) estime que le temps légal de la prière de tarawih commence après la Prière du Icha.

Al-Mardaoui dit dans al-insaf : « Le début de son temps légal est après la Prière du Icha et sa sunna, selon l’avis authentique des écoles, et c’est l’avis de la majorité ».

Cependant, certains savants hanafites et hanbalites parmi la génération des successeurs, selon un avis qui n’est pas l’avis prédominant chez eux, permettent d’accomplir le prière de tarawih avant la Prière du Icha. En effet, Badr ad-Dine al-‘Ayni et Ibn ‘Abidin parmi les hanafites, évoquent qu’il existe trois avis à propos du temps légal de la prière de tarawih :

  • Toute la nuit
  • Avant la Prière du Icha et après
  • Avant le witr et après.

Al-Mardaoui, parmi les hanbalites, évoque que certains hanbalites, parmi la génération des successeurs, ont permis l’accomplissement de la prière de tarawih avant la Prière du icha.

Vue la difficulté engendrée par le fait de prier la prière de tarawih après la Prière du Icha, afin de lever la gêne et conformément aux avis des jurisconsultes précités, il est permis pour ceux pour qui le temps de la Prière du Icha est très tardif, de choisir l’une des solutions suivantes :

  • Rompre le jeûne chez eux, puis se réunir à la mosquée une demi-heure après ou selon leur convenance, pour prier la Prière du Maghrib, puis celle du Icha, puis celle de tarawih.
  • Rompre le jeûne et prier le Maghrib chez eux, puis se réunir à la mosquée après une demi-heure ou selon leur convenance, puis prier tout d’abord, la prière de tarawhih, puis accomplir la Prière du Icha en son temps.
  • Rompre légèrement le jeûne à la mosquée, puis accomplir la Prière du Maghrib, puis le tarawih, puis la Prière du Icha en son temps.

Toutes ces éventualités sont permises. Il appartient aux mosquées d’en choisir une selon ce qui est le plus approprié à leur situation.

A cette occasion, le Conseil attire l’attention des musulmans sur l’obligation de respecter les droits des voisins et sur le fait de ne pas les gêner ou leur porter préjudice, particulièrement durant les nuits du Ramadan. Il ne serait, en aucun cas, permis de commettre un péché majeur à l’encontre d’autrui, particulièrement à l’encontre du voisin, sous prétexte de préserver un acte surérogatoire.

Le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, 23ème session ordinaire

Du 16 au 19 sha’ban 1434 / 25 – 28 juin 2013

Fatwa 23/1

(Traduit par Havre de Savoir)

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