Ethique du corps et de l’esprit, héritage séculaire dont la fraîcheur n’a pas tari.

Toutes ces choses que l’on désire, pour si peu de résilience. Encore et toujours plus, si faibles et pourtant si forts.

Sagesse universelle qui se dévoile au compagnon de l’aube, comment ne pas s’y abandonner à corps perdu ?

Insomniaque, il est de ceux qui observent la vie et les hommes, le regard vitreux.

Le Coran sublime a rencontré le dépôt Divin qui gît en lui. Accords parfaits, esthétique supérieure au goût d’humanité, il a appris que dire Dieu, c’est dire les hommes, et ses larmes ont noyé ses joues.

Cette passion qu’il pensait orpheline, cet appel vers le ciel, frustré sous son propre poids, cette sensation d’infini spoliée par la petitesse de l’ici-bas… à travers tous les arts, il a cherché l’élévation ; à libérer ce bout d’éternité, emprisonné dans cette entité périssable. Mais jamais, sa soif ne fut étanchée, jamais, son désir d’absolu rassasié.

Or les invocations d’Abraham, le récit de Moïse, la profondeur grave, de ceux qui s’abandonnent à Lui, tout a résonné si fort. Coup de tonnerre spirituel, aux heures où dorment les gens heureux. La symphonie Divine a affranchit son âme, l’espace d’un tutoiement d’éther.

Il pense à la parole du mystique vêtu de haillons : « Si les rois savaient quel bonheur est le nôtre, ils nous combattraient de leurs sabres ». De dar al Arqam* à la merveilleuse Bagdad, la même lumière. Jamais son cœur ne ressentit autant d’ardeur.

Comment aurait-il pu en être autrement, en compagnie de cette tradition de femmes et d’hommes, fiers face à l’injuste, humbles face au faible ? Il ignorait comme tant d’autres, que le bien pouvait crépiter de la sorte. Que le cynisme, soutenu par quelque éloquence que ce soit, n’était rien d’autre que l’abri du lâche.

Assurément, l’immoralité ôte à l’homme toute odeur, flétrit son allure.

Il resta pensif un instant. Puis se leva, continua sa route sous les sarcasmes et les calomnies, la pitié au cœur, car ils ont traité de mensonge, ce qu’ils ne peuvent embrasser de leur savoir**.

Promesse de vérité, réconfort des âmes écorchées, l’islam lui apprit à vivre comme un étranger, et à mourir l’index levé.

Hynd Habach
Association Des Françaises Voilées S’expriment

*Dar al Arqam : Maison d’al Arqam, où les premiers musulmans se réunissaient secrètement en compagnie du Prophète (Paix et Bénédictions de Dieu sur Lui)
** Sourate Jonas verset 39

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