Le Président égyptien Mohamed Morsi victime d’un coup d’état a été condamné, ce mardi 21 avril, par un tribunal du Caire, à vingt ans de prison incompressibles pour « incitation au meurtre » de manifestants. Mohamed Morsi, qui échappe à la peine de mort, va faire appel, a annoncé son avocat.
L’ancien dirigeant et ses 14 coaccusés étaient accusés d’avoir organisé ou participé à la dispersion violente d’une manifestation d’opposants, en décembre 2012, au moment où il était encore au pouvoir. La défense a souligné le manque de preuves, et rappellé que des pro-Morsi avaient aussi été tués dans ces heurts.

Répression sanglante

Symboliquement, la condamnation de l’ex-président représente un nouveau coup pour le parti des frères musulmans, cible d’une répression sanglante. Depuis l’éviction de Mohamed Morsi, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi et emprisonné pas moins de 15 000 autres. Des centaines ont également été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs « sans précédent dans l’histoire récente » selon l’Organisation des nations unies.

Dénonçant une justice instrumentalisée par les autorités dans leur lutte contre la légitimité populaire et révolutionnaire, symbolisée par Mohamed Morsi, les Frères musulmans ont appelé à manifester sans discontinuer dès mardi.

Le régime de Sissi est considéré par les organisations internationales de défense des droits de l’homme comme bien plus répressif que celui de M. Moubarak.
L’ex-président Morsi doit être jugé au total dans cinq affaires, notamment pour espionnage et évasion de prison durant la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

Source : Le Monde

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