Le conseil d’administration de l’université de Californie a nommé pour la première fois une femme musulmane. Étudiante à Berkeley, Sadia Saifuddin, 21 ans, va rejoindre la haute autorité universitaire en juillet 2014. Mais sa nomination est loin de faire l’unanimité. Le Centre Simon Wiesenthal (une ONG qui lutte contre l’antisémitisme) et l’écrivain conservateur David Horowitz, notamment sont montés au créneau pour la désavouer.

Les critiques ont fustigé son militantisme en faveur d’un projet de loi appelant au désinvestissement économique contre Israël et ses entreprises implantées dans les colonies en Cisjordanie. À l’époque, l’étudiante était à la tête de l’association des étudiants musulmans de Berkeley. «Elle a joué un grand rôle dans la campagne de boycott anti-Israël, ce mouvement extrémiste qui diabolise l’Etat juif. Elle rejette tout dialogue et favorise la bigoterie», a déclaré Roberta Seid, directrice de la recherche à StandWithUs ,une organisation pro-israélienne.

À cause de ses positions militantes, ses détracteurs estiment donc qu’elle n’est pas qualifiée pour devenir la représentante des 222.000 étudiants de l’université de Californie. «À l’époque, je représentais cette communauté spécifique et portais son point de vue», s’est défendue la jeune femme. «Ma place au conseil aujourd’hui est désormais différente».

Le conflit israélo-palestinien au coeur du problème

Sur le campus californien, le conflit israélo-palestinien a souvent été un point de discorde pour les étudiants et le corps professoral de l’université de Berkeley. Les manifestations pro-palestiniennes sont devenues monnaie courante. Parfois amenant son lot de controverses. En 2010, dix étudiants musulmans ont été reconnus coupables d’avoir interrompu à plusieurs reprises un discours prononcé par l’ambassadeur israélien Michael Oren. En parallèle, ces étudiants avaient été soupçonnés d’avoir peint des croix gammées sur les murs des bâtiments.

Toujours en 2010, un ancien étudiant de Berkeley, co-président de l’association étudiante Tikvah, a poursuivi en justice l’université de Californie. Il affirmait avoir ete attaqué par le leader de l’association «La Justice en Palestine.» La plainte a été rejetée. Mais selon Associated Press, le ministère américain de l’Éducation étudie sa plainte affirmant que les événements du campus pro-palestiniens ont créé un environnement antisémite. «Quand vous allez devenir le représentant des étudiants, vous devez représenter tous les étudiants, et non les séparer», a déclaré Richard Blum, seul membre du Conseil qui s’est abstenu. La tempête passée, Sadia Saifuddin a été élue à la quasi-unanimité. «C’est avec son charisme de leader et sa tolérance qu’elle a permis à Berkeley de ne pas s’enflammer en 2010», a rapporté un membre du Conseil.

source : http://etudiant.lefigaro.fr/

1 commentaire

  1. on ne peut jamais représenter “tout le monde”, en revanche on peut représenter sa sensibilité et son orientation de façon ouverte au dialogue pour trouver tout ce qui peut rassembler le maximum de gens …contre le minimum inacceptable. Les étudiants sionistes ne représenteront jamais tous les étudiants, pas plus que les étudiants musulmans ou autres, mais l’éthique musulmane peut permettre de rassembler sur de nombreux points étudiants musulmans, chrétiens, juifs, communistes …laissant de côté les racistes et ethnicistes

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