Climat tendu en Turquie pour  le parti de la Justice et du Développement -AKP- qui est l’objet de nombreuses attaques depuis des mois. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à qui on reproche d’être un “dictateur islamiste” en puissance a du faire face à de nombreuses critiques. Les manifestations place Taksim, les affaires de corruption, les complots de  la confrérie  Fethullah Gülen, les écoutes téléphoniques  n’ont pas affaiblit le premier ministre turc qui a réagit de la plus belle manière : en retournant au front. Ces dernières semaines, il a entamé une tournée historique à travers tout le pays, allant à la rencontre du courageux peuple turque. Il avait alors promis à ses détracteurs “une réponse dans les urnes”.

Les élections municipales se sont donc déroulées en Turquie sous des allures de référendum. Le constat est cinglant : L’AKP arrive largement en tête du scrutin. Avec 45,5 % des voix, le parti améliore considérablement son résultat de 2009 (38,8 %).

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a voté quand à lui dans un bureau de vote d’Istanbul, ville dont il a été le maire entre 1994 et 1998. Il avait fait de cette ville lumière un enjeu important et là aussi la réponse est cinglante : le maire sortant Kadir Topbas, membre de l’AKP, a été reconduit avec 47,9 % des voix. Mieux encore, le maire de l’arrondissement Fatih -quartier conservateur où se trouve la célèbre mosquée de Mohamed Al Fatih- a été réélu malgré les accusations de corruption qui pesaient sur lui.

Avancée historique aussi à Meram dans le centre de la Turquie, qui a élu Fatma Toru maire de la ville. Elle est la première femme voilée à occuper ce poste en Turquie. Elle est aussi membre de l’AKP et a été élue avec plus de 70% des suffrages.

Recep Tayyip Erdogan ressort donc triomphant de ces élections comme à son habitude. Malgré les tentatives de déstabilisation dont il est victime depuis des mois, il a su réagir intelligemment en allant à la rencontre de ceux qui l’ont élu à la tête du gouvernement. Le peuple turque a exprimé toute sa confiance à celui qui a fait de la Turquie un état musulman démocrate. Preuve une fois de plus que l’islam et la démocratie sont compatibles contrairement à ce que prétendent les laïcards.

Un célèbre adage dit “quiconque remporte Istanbul conquiert la Turquie”. Le premier ministre Erdogan qui a le soutien d’Istanbul devrait logiquement se présenter aux élections présidentielles qui auront lieu au mois d’août prochain. Les critiques et les complots ne cesseront pas pour autant, mais on peut se réjouir d’avoir sur cette Terre un dirigeant musulman, soucieux avant tout de l’intérêt de son peuple. Nous avons un autre dirigeant musulman semblable en Égypte mais il croupit en prison depuis bientôt une année. Erdogan, comme pour rendre hommage à Morsi et aux frères musulmans, a célébré sa victoire en faisant le signe Rabaa de sa main.

 

Lounes A

4 Commentaires

  1. Merci pour cet article. Oui il y des musulmans tel que Recep Tayyib Erdogan qui utilisent les outils qu’ils disposent entre les mains pour servir l’intéret du peuple en leur proposant des services de différents ordres et d’autre qui instrumentalisent le fait religieux pour l’intéret particulier de leur ordre religieux tel que M. Fethullah GÜLEN, le chaykh de Pensylvanie.

  2. La victoire d’Erdogan, ou plutôt la victoire du peuple turc, malgré toutes les opérations de propagandes anti akp, malgré toutes les accusations le peuple turc a su donner une claque à l’opposition.

  3. il y a beaucoup de détracteur envers Erdogan

    mais pourquoi? tout simplement parce que son système basé sur l’Islam fonctionne bien, il fonctionne même très bien
    alors que des pays comme la France lutte pour ne pas augmenter sa dette, la Turquie est en pleine croissance
    mais l’orgeuil occidental n’admettera jamais cela
    un bel exemple que voici. Merci Havre de Savoir

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