L’amour de Dieu est le dessein ultime et le degré suprême de toutes les hiérarchies. Lorsque l’on a atteint au degré suprême de l’amour, tout sentiment qui peut en découler n’en est que le fruit et le corolaire, tels que le désir ardent, l’attachement, la complaisance. Aussi, tout stade qui précède celui de l’amour en est le prélude, tels que le repentir, la constance, la continence et autres sentiments similaires. Bien que l’effort d’y parvenir soit ardu, les cœurs sensibles croient fermement à la possibilité d’y accéder.

A propos de la station de l’amour (de Dieu), Ibn al-Qayyim a dit :

« C’est la station pour la conquête de laquelle ont rivalisé bien des candidats, aspiré nombre de soupirants ; les anciens ont consacré leur vie pour en acquérir la science, les amants lui ont voué leur existence ; de son doux parfum se sont imprégnés les dévots. Il [l’amour] est la subsistance des cœurs, la nourriture des âmes, la prunelle des yeux. Il est la vie sans laquelle ont comptera parmi les morts, la lumière sans laquelle on sombre dans les ténèbres, le remède sans lequel le cœur devient le lieu de tous les maux, il est enfin le bonheur sans quoi la vie n’est que souffrances et douleurs. C’est aussi l’essence de la foi et des œuvres pies ; les lieux et les situations dont il est absent deviennent corps sans vie. Il porte les fardeaux  de ceux qui vont vers des destinations lointaines auxquelles, s’il venait à leur manquer, ils ne parviendraient jamais. Il est l’expédient unique qui les hisse aux sphères de la vérité, la monture de ceux qui sont à la recherche de l’être aimé, le droit chemin qui peut les mener prestement à leurs premières demeures.

Par Dieu ! Ceux qui le possèdent se sont emparés de ce qu’il y a de meilleur dans ce bas monde et le monde de l’Au-delà ! Car en compagnie de l’être aimé, ils obtiennent la part la plus généreuse.

Le jour où Il fixa les destins se toutes les créatures, Dieu décréta dans Sa volonté absolue et Son extrême sagesse que « Tout homme sera [dans l’Au-delà] en compagnie de celui qu’il  aime. »

Quel bonheur donc pour les amants ! Par Dieu ! Ils ont pris bien des longueurs d’avance, tout en dormant sur le dos de leurs montures ; ils ont couvert de vastes espaces, tout en restant immobiles sur leurs parcours. Quel est le secret de ton parcours singulier, Tu marches lentement, puis arrives le premier ?

Ils ont répondu à l’invite du désir lorsqu’il les appelait : « Venez au salut ! » Ils se sont dévoués corps et âme, bénévoles et généreux, en quête de l’être aimé ; puis, sans répit, ils ont entrepris leur marche continue dans la nuit, le matin et le soir. Par Dieu ! Aussitôt arrivés, ils louèrent leur maître et bénirent leur Seigneur pour ainsi les avoir comblés …

Cheikh Mohamed Minta

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