Le jeûne de chawwal est un parfait exemple de la miséricorde divine. Cette miséricorde revêt de multiples dimensions comme nous allons le découvrir ci-dessous.

Au cours du jeûne de chawwal, l’expression de cette miséricorde se retrouve dans l’action en elle-même, dans le moment où cette action doit être réalisée, dans la récompense promise, dans les conséquences de cet acte et dans les différents moyens de l’obtenir.

L’acte : un bienfait pour le corps

Dieu nous incite à jeûner six jours ; avons-nous besoin de rappeler les bienfaits de ce jeûne pour le corps ?  Un grand nombre d’études scientifiques démontrent les incroyables vertus thérapeutiques du jeûne. Louange à Dieu qui nous demande de l’adorer par ce qui est bénéfique pour nous. Ceci est une miséricorde évidente provenant de Lui.

Le moment de l’acte : une facilité évidente

De plus, Dieu nous incite à jeûner ces six jours après un mois de jeûne. Un mois pendant lequel notre corps et notre esprit se sont habitués au jeûne. S’Il nous avait demandé de jeûner ces six jours avant le mois de ramadan, cela aurait été certes plus difficile. C’est là encore une miséricorde de Dieu.

La récompense pour cet acte : une récompense infinie.

La récompense des six jours de jeûne de chawwal est infinie, démultipliée et donc incalculable.

Il y a plusieurs hadiths qui traitent du mérite de jeûner ces six jours, mais nous allons uniquement nous arrêter sur deux d’entre eux : 

« Celui qui jeûne le Ramadan et six jours de Chawwal a certes jeûné toute l’année ».

« Quiconque jeûne le mois de Ramadan et lui succède six jours du mois de Chawwal s’affranchira de ses péchés comme le jour où il naquit du ventre de sa mère. ».

Dieu nous récompense comme si nous avions jeûné l’année entière… Mais qui d’entre nous est réellement capable de jeûner 365 jours consécutifs ? Très peu de personne certainement, mais Dieu par sa miséricorde a voulu récompenser un grand nombre d’entre nous.

Dieu nous fait ce cadeau alors qu’Il n’a pas besoin de notre adoration. Mais c’est plutôt nous qui avons besoin de Lui. Quiconque médite là-dessus ne peut que ressentir l’amour de Dieu et de l’amour pour Dieu.

Maintenant, méditons également quelques paroles du Prophète (saws) sur la récompense de celui qui jeûne un seul jour pour Dieu :

« Celui qui jeûne un jour dans le sentier d’Allah, Allah éloigne son visage de l’enfer d’une distance de 70 ans ».

« Celui qui jeûne un jour dans le sentier d’Allah, Allah met entre lui et le feu un fossé équivalent à ce qu’il y a entre les cieux et la terre ».

“Le jeûne préserve de l’enfer, tel un bouclier au combat”.

« Le poids de la terre en or n’égalerait point la récompense réservée, le Jour de la Résurrection, à quiconque jeûnerait une journée volontairement. »

Tout cela pour un seul jour ! Imaginez la récompense de celui qui a jeûné 365 jours !

Et encore, les hadiths sont tellement nombreux que ceux que nous avons cités ci-dessus ne sont qu’une infime once de cette récompense.

La conséquence de cet acte : une route vers la piété et une cause d’exaucement

N’importe quel médicament, aussi bon soit-il pour la santé, a des effets secondaires plus ou moins dommageables et embêtants. Mais cela ne concerne que les « médicaments physiques » prescrits par les êtres humains. Cela ne concerne pas les « médicaments de l’âme » prescrits par Le plus miséricordieux des miséricordieux. Dieu est bon et ne prescrit que la bonté.

a) La voie de la piété

Imaginez qu’il y ait un chemin à emprunter afin d’atteindre la piété… Qui d’entre nous ne souhaiterait pas le suivre ? Sachez que ce chemin existe depuis des millénaires ! Dieu nous l’a prescrit et rappelé à chaque fois qu’Il s’est adressé à l’humanité. Dieu dit dans le Coran :

{Croyants ! Le jeûne vous est prescrit, comme il l’avait été aux confessions antérieures. Ainsi atteindriez-vous à la piété.} Sourate 2 ; Verset 183

Alors quelle est la route de la piété ? Elle est sans surprise celle du jeûne !

b) Une cause d’exaucement

Imaginez également que vous ayez le droit à six vœux qui se réaliseront à coup sûr. Quels seraient-ils ?  Sachez que Dieu vous offre ces six vœux !

En effet, le Prophète (saws) a dit : 

« L’invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu’il rompt son jeûne (le soir). »

Allah Akbar ! Dieu est assurément Le plus miséricordieux des miséricordieux ! Tenter de compter Sa Miséricorde est chose vaine.

D’ailleurs, Dieu nous dit dans le Coran :

{Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez pas les dénombrer. Car Allah est Pardonneur, et Miséricordieux} Sourate 16 ; Verset 18

Celui qui ne peut pas faire cet acte (le jeûne) : tant pis pour lui ?

Qu’en est-il de celui qui est trop âgé pour jeûner ou trop malade pour le faire ? Perd-il de cette miséricorde ? Est-il exclu de cette miséricorde ?

Rappelez-vous, Dieu est le plus miséricordieux des miséricordieux ! Selon ‘Oqba Al Ansari (ra), le Prophète (saws) a dit :

«Celui qui montre la voie d’une bonne action a l’égal du salaire de celui qui l’a fait. »

N’est-ce pas magnifique ? À la lecture de ce hadith, ne devons-nous pas inciter nos familles, nos proches, nos amis à jeûner ? Partageons-leur cet article ou d’autres qui traitent de la récompense de jeûner ces six jours.

Les questions subsidiaires autour de ce jeûne :

Alors comment jeûner maintenant ? S’agit-il d’enchaîner les six jours où alors de les séparer ? Devons-nous rattraper les jours manquants de notre jeûne de Ramadan avant d’entamer chawwal, ou pouvons-nous les faire plus tard ?

En vérité, cela est peu important car tous ces avis existent chez les savants. Prenez celui qui vous facilite tant qu’il vous permet de jeûner ces six jours et ainsi de vous rapprocher de Dieu. Aicha (que Dieu l’agrée) a dit : « Chaque fois que le Prophète (saws) avait à choisir entre deux options dont l’une était plus facile que l’autre, Il choisissait la plus facile tant qu’elle ne comportait pas de péché ». Je pense que personne d’entre nous ne se prétendra plus pieux ou scrupuleux que le Prophète (saws).

En résumé, il n’y pas de bon ou de mauvais avis. Rappelons ici la parole du grand savant, l’imam Jalal Eddîne As-Souyouti : “Sache que les divergences entre les écoles doctrinales ou rites juridiques (madhahib) constituent dans la religion un immense bienfait et une grande vertu. Cette divergence renferme un secret subtil que perçoivent les savants et qui échappe aux ignorants”.

Que Dieu nous permette de nous rapprocher de Lui et de nous consacrer sur l’essentiel.

Othman

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