Ne te lamente pas sur ce qui est perdu. Certains pensent que leur caractère inné, à partir duquel les gens les connaissent et sont fait une image d’eux, est une chose inséparable qu’ ils ne peuvent changer. Ils s’y résignent et en sont satisfaits, tout comme ils acceptent leur taille physique ou la couleur de leur peau, car se sont des traits que l’on ne peut transformer!

Bien que l’homme intelligent pense qu’il peut-être plus facile de changer de caractère que de vêtements; en effet, notre caractère n’est pas comme le lait renversé qu’on ne peut plus récupérer…

Non! C’est entre nos mains. Non! Nous sommes capables, par des moyens précis, de changer le caractère des gens, voire leur-esprit peut-être-!!

Ibn Hazm raconte, dans son Tawq al-Hamâma (Le collier de la colombe): «Il y avait en Andalousie un commerçant célèbre. Il y avait entre lui et quatre autres commerçants une concurrence. Ils le haïrent et décidèrent de l’embêter. Un matin, il sortit de chez lui pour se rendre à son commerce, vêtu d’une tunique blanche et d’un turban blanc. Le premier le croisa, le salua, toisa son turban et dit: «Quel beau turban jaune!». Le commerçant répondit: «Serais- tu devenu  aveugle?! C’est un turban blanc». L’homme continua: «Non jaune…jaune, mais beau.»

Le commerçant le laissa et poursuivit son chemin. À peine fit-il quelques pas qu’il tomba sur le deuxième. Celui-ci le salua, considéra son turban et dit: «Que tu es élégant aujourd’hui… Quelle belle tenue tu as, surtout ce turban vert!» Le commerçant dit: Ô  homme! Le turban est blanc …» L’homme dit: «Non! Vert…» Le commerçant répliqua: «Blanc…Laisse moi !!»

Le pauvre commerçant poursuivit son chemin en réfléchissant. De temps à autre, il regardait l’extrémité de son turban qui pendait sur son épaule, afin de s’assurer qu’il était bien blanc. Quand il arriva à la boutique, il s’empara du cadenas pour l’ouvrir. Le troisième homme se manifesta, en disant: «Ô Untel! Quelle belle matinée! En particulier tes beaux vêtements… Ce qui ajoute à ta beauté, c’est ce turban bleu». Le commerçant regarda son turban pour s’assurer de sa couleur, puis il se frotta les yeux et dit: «Ô mon frère! Mon turban est blaaaannnc…!!» L’homme dit: «Non! Bleu…mais c’est un beau turban, ne soit pas triste». Puis il s’en alla. Le commençant se mit à crier: «Le turban est blanc…» Il le regarda, le retourna dans tout les sens. Il s’assit un instant dans sa boutique, ne pouvant plus détacher son regard de l’extrémité de son turban. Le quatrième entra et dit: «Salut Ô  Untel! Que c’est beau!! Où as-tu acheté ce turban rouge?!» Le commerçant cria: «mon turban est bleu…» L’homme: «Non! Rouge…» Le commerçant: «Non vert…Non…Non…Non, blanc…Non…bleu…noir…»  Puis il se mis à rire…,à crier… à pleurer… puis se leva et se mit à sauter!!

Ibn Hazm ajoute: «Par la suite, je le vis dans les rues d’Andalousie atteint de folie, les jeunes enfants lui lançant des cailloux.»

Si ceux-la, avec leurs compétences basiques, ont su changer le caractère d’un homme voire son esprit, que dire des compétences étudiées, illuminées par les textes des deux révélations, que l’homme met en pratique, pour adorer Allah le Très Haut ?

Mets donc en pratique les bonnes compétences que tu rencontres afin d’être heureux! Si tu me dis: «Je ne peux pas!» Je te répondrai «Essaie!» Si tu dis «Je ne sais pas» Je répliquerai: « Apprends !!»

Le Prophète (saws) à dit: «La science ne s’acquiert que par l’apprentissage, et la patience en se montrant persévérant.»

Extrait du livre “Jouis de ta vie” de Cheikh Mohammed Al-Arîfî
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