Il est unanimement acquis et corroboré par la réalité qu’il ne saurait y avoir de contradictions ou d’oppositions entre les textes religieux dogmatiques – les certitudes ancrées – et les vérités scientifiques, car les deux émanent d’Allah le Tout Puissant. Les textes religieux sans équivoques étant révélés par Allah et les vérités scientifiques étant créés par Allah. Par conséquent, il ne pourrait y avoir d’opposition entre ce qu’Allah a créé et ce qu’il a révélé. ” Ne connaît il pas ce qu’il a créé, alors que c’est lui le Doux, le parfaitement Connaisseur. “ (S. 67 – V.14). Ceci dit, on constate que le Saint Coran, parlant du mois de jeûne, a utilisé le terme “chahida » signifiant littéralement celui qui aperçoit le mois, ce qui présuppose l’idée de présence, de connaissance et de constat, c’est-à-dire que celui qui est présent lors de ce constat et qui dispose d’une connaissance avérée de l’avènement du mois du Ramadan, est tenu d’observer le jeûne s’il n’a pas de raison qui l’en dispense. Quant aux hadiths prophétiques qui appellent au jeûne à la vue du croissant du mois où à la poursuite du jeûne pour parachever le mois en cas de défaut de visibilité, ils mettent en évidence l’importance accordée aux moyens les plus accessibles à l’époque pour affirmer avec certitude l’avènement du mois et ne signifient nullement le refus et le rejet du recours aux calculs scientifiques de l’astronomie qui permettent de scruter la lune et ses mouvements avec une infinie précision au dixième ou au centième près de la seconde. La science astronomique aujourd’hui est à distinguer de l’astrologie prédictive et divinatoire prohibée religieusement et interdite explicitement par plusieurs hadiths, et qui ne correspond en rien à la science de l’astronomie antique dans sa précision et son rayonnement.

Par ailleurs, si le début et la fin du Ramadan se confirment par la vision oculaire ou le parachèvement, le début de la journée et sa fin sont établis et confirmés sur la base de calculs astronomiques purs. Il en est de même pour les horaires de toutes les prières obligatoires qui constituent un pilier fondamental de l’islam : ils sont établis à partir de calculs astronomiques faisant objet d’un consensus de tous les musulmans aujourd’hui qui ne songent pas un moment à aller vérifier cela par la vision oculaire ou le suivi du soleil.

Il est notoirement acquis dans notre jurisprudence que les moyens peuvent changer selon les époques mais que les finalités et les visées ainsi que les règles fondamentales restent immuables. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’il faudrait comprendre les hadiths prophétiques décrivant la communauté musulmane en étant une Oumma qui n’écrit pas et ne calcule pas, comme une allusion à une réalité d’époque visant à expliciter un vice nécessitant l’allègement et la facilitation pour la pratique religieuse pour les gens à ce moment-là. Et il ne s’agit en aucun cas de dire, que cette communauté doit rester indéfiniment analphabète. Le premier verset révélé dans le Saint Coran n’a-t-il pas été une injonction impérative à lire avant tout autre ordre ou commandement. De même aucun savant contemporain ou dans la postérité n’a interdit l’écriture ni l’établissement des droits par les écrits.

Ce que l’on observe aujourd’hui comme divergences considérables dans l’une des pratiques cultuelles majeurs qui est jeûne – dont l’étendue dépasse les trois jours – ne saurait désormais plus être acceptable vu que cela ne reflète plus l’image valorisante d’une communauté de fidèles dont la religion (le Livre et la Sounna) n’a eu de cesse d’ancrer en eux l’unicité du choix et de la décision, après l’Unicité de Dieu.

« Cette communauté (Oumma) qui est la Vôtre, est certes une Oumma unique, et je suis votre Seigneur, adorez moi donc. »

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