Témoignage vidéo d’une femme voilée agressée le 26 mars 2012 à Juvisy sur Orge (Essonne). Elle sortait …
En effet, non contents d’user et d’abuser du vocable « islamiste » associant l’islam au terrorisme, les faiseurs d’opinion, aidés en cela par une classe politique encline à l’essentialisme et aux raccourcis les plus abjects, abondent dans des analyses infantilisantes.
On va donc à la rencontre des voisins et des connaissances du frère de l’assassin qui nous racontent, détail ô combien important, que sa femme est voilée ! Et une petite rengaine retentit de plus belle : « Tiens ! Nous vous l’avons incessamment répété…
Je ne cesserai donc de le clamer, et ce n’est pas un criminel qui se réclame de ma religion qui m’empêchera de considérer que cette religion est une religion de paix, de fraternité et d’humanité. Je renvois dos à dos, les littéralistes qui justifient leur délin- quance ou leur crimes par leur islamité, et les racistes qui essentialisent l’Islam le réduisant aux actes de criminels qui s’en réclament.
Je continuerai à défendre ces musulmans, majoritaires, qui n’entendent pas brader leur engagement spirituel et leur pratique cultuelle, pour prouver leur francité, et …
Aussi, ne penses pas que tu es à l’abri des péchés. Nous sommes tous susceptibles de commettre des péchés. Le Prophète : « Tous les enfants d’Adam commettent constamment des péchés. Et les meilleurs parmi ceux qui commettent constamment des péchés sont ceux qui se repentent » (rapporté par Ahmed).
D’autant plus que les péchés sont innombrables. Il y les péchés des yeux, les péchés de la langue, les péchés de l’oreille, les péchés de la main, les péchés du cœur qui sont les plus graves : Combien de haine portes-tu dans ton cœur vis-à-vis d’une personne ? Combien d’arrogance et de jalousie portes- tu dans ton cœur ? Combien de fois as-tu supposé le mal en quelqu’un ? Combien de fois as-tu fait preuve de dureté et d’injustice envers les gens et notamment les plus faibles ?
Les Croisés n’ayant qu’une confiance très limitée dans les capacités de leurs compa- triotes préfèrent, en effet, demander à nos médecins, ici en « Terre sainte », de soi- gner leurs éruptions cutanées, leurs coliques et leurs diarrhées. Et comme ils ont rai- son ! Mon oncle, l’émir de Chaisar, qui entretient de bonnes relations son voisin franc à la casbah de Mounaîtira, ayant cédé aux instances de celui-ci, lui avait laissé pour quelque temps notre talentueux Thabit afin que celui-ci ne prodiguât ses soins aux malades de la garnison franque.
Mais voilà que Thabit était déjà de retour ! Stupéfaits, nous lui demandâmes :
Comment Mohammed, pouvait-il, dans son état de pauvreté, et appartenant à la classe moyenne de son peuple, réclamer la royauté et prétendre au pouvoir. Il n’avait ni richesse, ni autorité, ni armée, ni soutien ; il n’avait ni dispositions pour la poésie, ni l’élégance du style, ni la réputation de l’éloquence ; il n’avait rien qui put lui procurer une situation prépondérante parmi le peuple et l’élever jusqu’aux rangs de l’élite.
Or, quelle fut la force qui l’éleva au-dessus des hommes, qui fit que sa tête se dressa au-dessus des autres têtes, qui haussa sa volonté au-dessus des autres volontés…
Le danger dans la thèse du « choc des civilisations » que reprend le ministre à son compte, c’est l’étroitesse avec laquelle cette thèse catégorise les peuples, à travers leurs « civilisations » et donne à celles-ci un caractère figé alors qu’elles ne cessent de s’enrichir mutuellement, et d’interagir.
Guéant, dans une obsession puritaine de l’identité, thème incessamment ressassé par une certaine élite politique, s’exprime en tribun défenseur d’une civilisation occidentale forcément supérieure aux autres…






