En Espagne, la régénération n’est pas venue du Nord, avec les hordes barbares ; elle est venue du Midi, avec les Arabes conquérants… C’était une expédition civilisatrice beaucoup plus qu’une conquête…
Par-là, s’introduisait chez nous cette culture, jeune, robuste, alerte aux progrès éto- nnamment rapide, qui, à peine née, triomphait, cette civilisation qui créée par l’en- thousiasme religieux du Prophète, s’était assimilée le meilleur du judaïsme et de la science byzantine et qui, au surplus apportait avec elle la grande tradition hindoue, les reliques de la Perse et beaucoup de choses empruntées à la Chine mystérieuse…
La religion musulmane nous à enseigné que Dieu, Exalté, est Un dans son essence et dans Ses actes et qu’ Il est infiniment supérieur aux êtres créés ; elle a établi la preuve que le monde a un Créateur et que ce Créateur possède les attributs sublimes dont Sa création porte la marque tels que la science, la puissance, la volonté, etc…; qu’ Il ne ressemble en rien à ses créatures et que le seul rapport entre Lui et elles c’est qu’elles existent par Lui, qu’elle Lui appartiennent et qu’elles reviendront à Lui. «Dis : Il est le Dieu unique, le Dieu qu’implorent tous ceux qui sont dans le besoin, Il n’a engendré et Il n’a pas été engendré. Il n’a pas d’égal.» (Coran S112, V 1,2,3,4). Quand aux expressions « son visage», «ses mains», «son ascension au trône » et d’autres semblables, les Arabes auxquels s’adressait…
La réforme des sociétés ne peut se produire qu’en fonction de la réforme des indivi- dus, de même que l’édifice ne peut s’élever qu’en s’appuyant sur des pierres saines. L’individu est pour la société ce que la pierre est pour l’édifice. Mais l’individu ne peut se réformer sans réformer son âme. L’âme est donc la base de la réforme et de la bonté humaine, et c’est pour cette raison que nous poursuivons nos discours sur la purification de l’âme.
L’être doit œuvrer pour la purification de son âme, pour l’épuration de son cœur …
Une des erreurs spécifiques à l’homme consiste à se soucier, dans le présent, d’un avenir encore lointain. En songeant avec espoir au futur, il tend souvent à laisser vog- uer librement et indéfiniment sa pensée, de sorte qu’aussitôt (et avec quelle prom- ptitude) les idées noires émergent dans ses réflexions, qu’elles enveniment et trans- forment en soucis déprimants, voire en hantises accablantes.
A quoi bon se laisser assaillir par le doute et l’inquiétude ? Vivre son présent immé- diat, voilà le choix à faire.
Dans la mesure où tu es contraint, apprécie! C’est ce que je disais à un jeune homme qui souffrait du diabète: il buvait du thé sans sucre et se lamentait sur son sort.
Je lui demandai: « Si tu t’affliges et que tu t’attristes en buvant ton thé…l’amertume se transformera-t-elle en douceur? »
« Non », répondit-il… Je dis: « Dans la mesure où tu es contraint, apprécie! » Je veux dire que la vie n’apporte pas toujours ce que nous aimons. Cela se produit souvent …







