prophet-Muhammad

Définition :

Un Messager est un être humain à qui Dieu a révélé, par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel, de transmettre à tous les gens ou à une partie d’entre eux un message de la part de Dieu. Si Dieu lui révèle une information sans lui demander de transmettre, il n’est alors que prophète.

Nombres de prophètes et messagers :

Dieu Seul connaît le nombre exact des prophètes et messagers. Tous les hadiths mentionnant le nombre de Prophètes et Messagers : 124 000 Prophètes et 315 Messagers sont jugés faibles.

Dieu dit : « Certes, Nous avons envoyé avant toi des Messagers. Il en est dont Nous t’avons raconté l’histoire, et il en est dont Nous t’avons pas raconté l’histoire » (40 : 78), « Il n’est pas une nation qui n’est déjà eu un avertisseur » (35 : 24), « A chaque communauté un Messager » (10 : 47).

Le Coran mentionne le nom de vingt-cinq Prophètes et Messagers : Adam, Nouh (Noé), Idriss, Salih, Ibrahim (Abraham), Houd, Lot, Younous, Isma’il (Ismaël), Ishaq (Isaac), Ya’coub (Jacob), Youssouf (Joseph), Ayyoub, Shou’ayb, Moussa (Moïse), Haroune (Aaron), Al-Yasa’, Dhoul-Kifl, Daoud (David), Zakariyya (Zacharie), Soulaymen (Salomon), Ilyass, Yahya (Jean), ‘Issa (Jésus) et Mohammad, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur eux tous.

Il est obligatoire de croire, en détail, à tous ces Messagers et Prophètes, ainsi qu’aux messages et aux prophéties qui furent les leurs. Renier la prophétie ou le message de l’un d’eux, c’est faire preuve d’incroyance.

Quant aux Prophètes et aux Messagers qui n’ont pas été nommés dans le Coran ni dans la Sunna, il est obligatoire d’y croire d’une façon générale. Il ne nous appartient pas de reconnaître la prophétie de quelqu’un en particulier tant que le Coran et la Sunna ne le compte pas du nombre des Prophètes.

Les Messagers doués de résolution (ouloul-‘azm) :

Ils sont au nombre de cinq : Mohammad, Nouh, Ibrahim, Moussa et ‘Issa, que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur eux tous.

Dieu dit : « Lorsque Nous prîmes des Prophètes leur engagement, de même que de toi, de Noé, d’Abraham, de Moïse et de Jésus fils de Marie : et Nous avons pris un engagement solennel » (33 : 7).

Les qualités indispensables d’un prophète :

1-     La masculinité : Pour les besoins de cette mission, la prophétie ne peut être attribuée à une femme.

2-     La sincérité et le respect du dépôt : Tous les prophètes transmettent le message divin d’une manière parfaite. Ils ne pourraient cacher une partie de la révélation. Ils sont exempts de mensonge et d’erreur en ce qui concerne le domaine législatif, la transmission des lois divines et l’orientation de la communauté.

3-     L’infaillibilté « al-‘isma » : « al-‘isma » correspond à la préservation (par Dieu) de tout type de péché, majeur et mineur.

4-     Une parfaite lucidité, précision et intégrité morale : A défaut, le Messager ne pourrait transmettre le message divin.

Le miracle des prophètes (al-mou’jiza)

Définition :

Le miracle est une chose extraordinaire que Dieu fait apparaître par l’entreprise de celui qui affirme être Prophète devant le défi des négateurs de façon à prouver la véracité de son affirmation.

Il est du devoir du croyant de croire que Dieu a doté Ses prophètes et messagers de miracles prouvant leur véracité

« Al-karama » est une chose extraordinaire que fait un homme vertueux ne se prétendant nullement Prophète. La « Karama » est un don de Dieu à l’un de Ses serviteurs dans le but de le récompenser et de le raffermir, elle n’a aucunement le but de défier quiconque. Plusieurs « karamat» ont été citées dans le Coran et la Sunna à l’instar des jeunes de la caverne, ou encore, Marie à qui Dieu donnait des fruits dans les saisons inhabituelles … etc.

Il est du devoir du croyant de croire à « al-karama » en tant que principe ainsi qu’en toutes les « karamas » mentionnées par les textes du Coran et de la Sunna.

Quant aux «  karamas » relatés par les gens, sans pour autant être évoquées par les textes sacrés, elles n’engagent personnes. On peut y croire après vérification. Ne pas y croire n’a aucune incidence sur la foi tant qu’on ne remet pas en question le principe de « al-karama ».

Les miracles du Prophète Mohammad (saws) :

Les miracles avec lesquels Dieu a soutenu le Prophète Mohammad (saws) sont divisés en deux catégories :

Le miracle principal du Prophète (saws) : le Coran

Le Coran est en effet, le miracle suprême du Prophète Mohammed (saws). C’est à travers ce miracle que le Prophète (saws) a défié ses négateurs.

Dieu a voulu que les miracles des prophètes antérieurs au Prophète Mohammad (saws) soient des miracles matériels : le bâton de Moïse qui se transforme en serpent, la guérison de l’aveugle et du lépreux et ressusciter les morts pour ‘Issa (Jésus), car leur message était temporaire et abrogé par le message suivant.

Quant au message de Mohammad (saws), c’est un message éternel et universel  qui se caractérise par sa globalité au niveau de l’espace et du temps. Aussi, par sagesse de Sa part, Dieu a voulu que le miracle témoignant de la véracité du porteur de ce message soit un miracle moral qui interpelle la raison et qui ne disparaît pas par la fin de l’époque dans laquelle il est apparu ; un miracle qui défi le monde entier comme il a défié les arabes auparavant.

Les miracles matériels :

Dieu a fait apparaître des miracles matériels par l’entreprise du Prophète (saws) non pas pour défier les négateurs mais pour le soutenir et montrer aux musulmans son rang élevé auprès de Dieu.

Parmi ces miracles :

– Le voyage nocturne

– la  fente de la lune : Anas (rad) rapporte que les gens de la Mecque demandèrent au Prophète (saws) de leur montrer un miracle. Il leur montra alors la fente de la lune (al-Boukhari).

– Le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du Prophète Mohammad (saws)

Jabir (rad) rapporte ceci : « le jour de « al-Houdeybiya », les gens eurent soif. Ils vinrent trouver le Messager de Dieu (saws) alors qu’il avait devant lui une cuvette pleine d’eau. Ils lui dirent : « Tous ce que nous avons comme eau à boire ou pour faire nos ablutions se trouve dans cette cuvette. Le Messager de Dieu (saws) plaça sa main dans la cuvette et l’eau se mit à jaillir d’entre ses doigts comme des sources. Ainsi nous fîmes nos ablutions et nous bûmes ». On demanda à Jabir : «  Combien étiez-vous ce jour là ? ». « Même si nous avions été cent mille hommes, cela nous aurait suffi. Nous étions mille cinq cent hommes (Al-Boukhari et Mouslim).

– L’augmentation de la quantité des aliments par la bénédiction qu’il apportait :

Abou Houreyra (rad) rapporte ceci : « Nous effectuâmes un voyage en compagnie du Prophète (saws) et les provisions des gens touchèrent à leur fin au point que nous allions abattre nos montures. Omar (rad) dit : « Ô Messager de Dieu ! Si tu réunissais tout ce qui reste des provisions de ces gens et tu invoquais dessus la bénédiction de Dieu ! » et le Prophète (saws) le fit. Ainsi l’un apporta son blé, l’autre apporta son orge et l’autre apporta des noyaux de dattes. On dit : « Que faisaient-ils avec les noyaux de dattes. On dit : « Ils les suçaient et buvaient à leur suite de l’eau ». Le Prophète (saws) invoqua la bénédiction de Dieu sur tout cela si bien que les gens en remplirent leurs outres et le Prophète (saws) dit alors : « J’atteste qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu. Quiconque rencontre Dieu en prononçant cette formule sans en douter nullement entrera au Paradis ». (Mouslim).

–         Les paroles prononcées à son adresse par un arbre :

Mâân ibn Abdurrahman a dit : «  J’ai entendu mon père  dire: « J’ai demandé à Masrouq : « Qui a annoncé au Prophète (saws) que les génies étaient venus écouter de lui le Coran une certaine nuit ? ». Il dit : «  Ton père (il voulait dire ibn Mas’oud) m’a rapporté que c’était un arbre qui l’en avait informé » (Al-Boukhari et Mouslim)

–         Le gémissement du tronc du palmier quant le Prophète ne vint plus s’appuyer a lui pour faire son serment.

Anas (rad) rapporte : « Le messager de Dieu (saws) prononçait  ses sermons en s’appuyant à un tronc de palmier. Quand on lui fabriqua une chaire et qu’il occupa pour faire ses discours, le tronc poussa un gémissement comme celui de la chamelle (qui perdu son petit). Le Prophète (saws), descendit alors et le toucha de sa main. Il cessa aussitôt de gémir » (At-Tirmidhi).

–         Le salut qu’une pierre adressait au Prophète (que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui)

Jabir ibn Soumra (rad) raconte : «  Le Messager de Dieu (saws) a dit : «  Il y a à la Mecque une pierre qui me saluait au cours des nuits où Dieu m’avait suscité comme Prophète. Je la connais maintenant ». (Ahmed et Mouslim)

4 Commentaires

  1. Salam Aleykoum. Pourriez vous apporter des précisions sur la “1ere qualité indispensable d’un prophète” : “La masculinité : Pour les besoins de cette mission, la prophétie ne peut être attribuée à une femme.” Barakalah o fikoum

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