Terrorisme ? « Pire qu’avant ». Loi sur le renseignement ? « Un raté ». Alors qu’il quitte le pôle antiterroriste après 15 années (*), le juge MarcTrévidic dresse un inquiétant bilan sur les menaces, et les réponses qui leur sont apportées. Quelle est la situation aujourd’hui, alors que vous quittez le pôle antiterroriste ? Elle est pire qu’il y a dix ans. Et même pire que lorsque j’ai débuté au parquet en 2000. Qu’est ce qui a changé ? Le nombre de personnes atteintes de délire jihadiste est exponentiel ! La population concernée est plus jeune, plus diverse et aussi plus imprévisible, avec des personnes qui sont à la limite de la psychopathie… mais qui auraient été dangereuses dans tous les cas, avec ou sans djihad (…). Avant, nous avions un groupe puissant en Afghanistan. Aujourd’hui, il est proche de nos frontières. Il y a aussi la facilité avec…
Parmi les causes d’exaucement des invocations, il y a le fait de voyager. En effet, la vulnérabilité ressentie par le voyageur, qui se retrouve loin de chez lui, de son confort, de ses habitudes, parfois isolé, rapproche le croyant de son Seigneur. Pour cette raison, par cette proximité, le voyage est un moment particulier dont il faut profiter pour invoquer Dieu. C’est également un moment pour travailler sur soi car l’entre-connaissance pousse à l’altruisme, et les voyages en groupe exigent partage et patience.
Un certain philosophe médiatisé sillonne les plateaux télévisés (sans jamais faire face à un spécialiste pour lui donner la réplique) en brandissant une feuille contenant des passages coraniques (avec une certaine liberté dans la traduction) tels que: « exterminez les incrédules[1] jusqu’au dernier », « Ô Prophète encourage les croyants au combat », « Frappez-les sur le cou et aux jointures », « tuez-les là où vous les trouverez »… autant de passages qui, cités de cette façon, donnent la chair de poule et démontreraient, selon ce philosophe, que le Coran serait un livre violent, sanguinaire qui fait l’apologie de la violence. Or, citer des passages coraniques en les isolants de l’ensemble de l’énoncé et en abstraction de leur contexte de révélation est une manipulation grotesque et une malhonnêteté intellectuelle déconcertante. Que dit vraiment le Coran à propos de la violence? Que signifie la notion de « djihad » en islam? Les médias et certains écrits occidentaux ont créé, le plus souvent…
Le mois de Ramadan est une école de la réforme qui permet au croyant de se parfaire et d’atteindre la piété. L’esprit du jeune de ce mois béni ne tient pas tant dans la privation de nourriture, mais surtout dans l’abstention de commettre de péchés. Pour autant, les commettre pendant le mois de Ramadan annule-t-il le jeune de la même manière que de le rompre par la nourriture, la boisson ou les rapports sexuels ?
La réforme est un passage nécessaire à quiconque souhaite bousculer ses habitudes et impulser un changement réel et effectif dans sa vie. Abordons ce nouveau ramadan avec bienveillance et intelligence et n’ayons pas peur de nous retrouver avec nous-mêmes, loin de ce qui peut conforter notre âme, près de ce qui la bouscule… L’autocritique nourrit notre conscience et notre cœur, elle nous permet de ne jamais stagner et d’éviter l’autosatisfaction. Elle est à la réforme, ce que la foi est au cœur. Exercice indispensable au cheminement spirituel de chacun, elle est un examen intérieur et profond qui nous permet de constater nos failles et d’y remédier. Le mois de Ramadan est propice à ce travail sur soi. C’est un mois béni qui, bien au-delà de l’abstention de boire ou de manger, nous abreuve d’enseignements, nous pousse au dépassement de soi, à sortir de notre zone de confort habituelle et nous…
Parler de Dieu, devient de plus en plus rare aujourd’hui. Or, bien Le connaître constitue la base de l’Islam. Connaître Son Unicité, savoir qu’Il est exempt de toute insuffisance ou imperfection est primordial pour bien vivre sa foi. Cheikh Moncef Zenati rappelle l’importance de connaître son Seigneur. Adorer Dieu est le but de chaque être humain, mais pour l’adorer il faut l’aimer, et pour l’aimer il faut le connaître. Ainsi, la connaissance de Dieu doit être notre objectif.
Parmi les actes importants du jeûne de mois de Ramadan, il y a le fait de veiller la nuit en prière. Pour autant, il faut avoir le sens des priorités. En effet beaucoup de jeunes vivent le jeûne en rythme décalé, en privilégiant la veillée nocturne, au détriment de l’effort du jeûne au cours de la journée. Cheikh Moncef Zenati nous rappelle que bien que la veillée nocturne soit importante, il faut équilibrer ses obligations et redonner un sens à ses priorités au cours de ce mois d’efforts et d’excellence.
Comme à son habitude, l’école du Ramadan ouvre ses portes à la même date annuelle, sans manquer une seule fois à ce rendez-vous et ce, depuis sa création en l’an 2 de l’Hégire ; l’année durant laquelle le jeûne fut instauré en islam. C’est donc une école qui se perpétue depuis plus de quatorze siècles. Le mois de Ramadan, et le jeûne du mois de Ramadan constituent réellement une école d’éducation, d’approvisionnement, de formation et d’initiation pratique. Et si nous observons bien, nous allons trouver que tous les pratiquants sont redevables à l’école du Ramadan pour leur réforme personnelle et leur religiosité. En effet, soit c’est au cours de ce mois que leur transformation et conformité se sont produites, soit c’est grâce à cette école qu’ils ont pu réformer leur comportement, renouveler leur détermination et élever leur niveau spirituel. L’école du ramadan, comme il est connu, n’est ouverte que pendant un…







